Nicolas Blancho inculpé pour propagande terroriste

Le Ministère public de la Confédération accuse le Biennois Nicolas Blancho, président du Conseil ...
Nicolas Blancho inculpé pour propagande terroriste

Le Ministère public de la Confédération accuse le Biennois Nicolas Blancho, président du Conseil central islamique suisse, d'avoir fait la propagande d'un dirigeant de l'organisation islamique Al Qaïda en Syrie. Deux autres membres du comité du CCIS sont également mis en cause

 Nicolas Blancho, président du Conseil central islamique suisse. (photo: Keystone)

Le Ministère public de la Confédération accuse le Biennois Nicolas Blancho et deux autres membres du Conseil central islamique suisse de soutien au groupe terroriste Al Qaida. Le MPC leur reproche d’avoir réalisé et diffusé activement des vidéos de propagande sur des réseaux sociaux. Le jugement définitif appartient au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone.

L’existence d’une enquête avait été révélée par la presse l’année dernière. En cause, des films réalisés entre septembre et octobre 2015. Les vidéos en question donnent la parole à un représentant dirigeant de l’organisation terroriste interdite Al Qaida en Syrie. Pour le Ministère public de la Confédération, il s’agit d’une propagande, offrant à ce dirigeant d’Al Qaïda « une plateforme de premier plan, multilingue et multimédia pour présenter et propager avantageusement sa propre personne et l’idéologie de l’organisation terroriste ».

À noter que l’une des vidéos en cause est toujours en ligne sur Youtube. Elle comptabilise plus de 110'000 vues. Nous avons tenté de joindre sans succès le président du CCIS, Nicolas Blancho. Mais l’association assurait l’an dernier déjà qu’en cas de poursuite de la procédure pénale, ses dirigeants seraient prêts à exposer sereinement leurs arguments. Le Conseil central islamique suisse défend au nom de la liberté d’expression son droit d'interviewer des personnalités importantes dans le cadre de la révolution syrienne.

Le Ministère public de la Confédération précise qu’en l’attente d’un jugement définitif par le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, la présomption d’innocence prévaut. Enfin, le MPC, avec le soutien de fedpol, dirige actuellement environ 60 procédures pénales liées au complexe du terrorisme djihadiste. Une majorité des cas concerne des soupçons de soutien par le biais de propagande. /comm-gwe


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