Primes maladie 2018 : réaction des partis politiques jurassiens

Les partis politiques jurassiens présents au Parlement ont pris acte, ce jeudi, de l’annonce ...
Primes maladie 2018 : réaction des partis politiques jurassiens

La hausse de 4,8% dans le Jura, plus élevée que la moyenne nationale, donne du grain à moudre aux politiciens du canton

santé Les Jurassiens paieront en moyenne 4,8% de plus en 2018 pour les primes d'assurance-maladie.

Les partis politiques jurassiens présents au Parlement ont pris acte, ce jeudi, de l’annonce de la hausse des primes d’assurance-maladie pour 2018. Une hausse qui atteint en moyenne 4,8% dans le Jura, contre 4% à l’échelle nationale.

 

A droite, le PLRJ n’est pas surpris : « On ne peut pas être satisfait, mais on connaît les causes. Les Jurassiens surconsomment les soins. Si on veut faire baisser les primes, il faut réduire la densité de l’offre de soins et responsabiliser la population. Les médecins sont aussi responsables de cette situation, puisqu’ils créent de la demande », nous confie Yann Rufer, président des libéraux-radicaux du Jura.

 

Pour le PDC, « c’est une catastrophe ! », s’exclame le président André Burri. « Ca touche beaucoup trop de gens. Il n’est pas possible de payer dans certains plus de primes que de loyers ! Cette fois, la limite est atteinte ». Pour André Burri, agir au niveau cantonal n’est pas suffisant. Le PDC-Jura entend suivre le PDC Suisse dans les réflexions à mener.

 

« Foutaise, point barre ! »

« Foutaise, point barre ! ». Le cri du cœur de Romain Schaer, président de l’UDC-Jura. « Les gens ne pourront définitivement plus se permettre d’assumer ça. Il y en a marre ! Il faut gentiment se secouer les plumes et pas toujours jeter la pierre sur les consommateurs. La population fait quand même attention ». Romain Schaer déplore le fait que la hausse des primes soit devenue habituelle.

 

Pour le président du PCSI, Thomas Schaffter, « la hausse prend des proportions quasi insupportables pour les familles jurassiennes. Il y a urgence à se mettre autour de la table ». Thomas Schaffter se réjouit ainsi particulièrement des Etats généraux de la Santé du canton du Jura qui doivent se tenir à Delémont le 23 novembre prochain, avec les élus fédéraux, cantonaux et les professionnels de la branche.

 

A gauche, le Parti socialiste jurassien sera attentif aux divers discours : « Nous n’accepterons pas qu’on nous dise qu’on ne peut rien faire, que c’est à cause de l’augmentation des coûts de la santé », clame le président Loïc Dobler. Le PSJ s’est penché l’an dernier sur la faisabilité d’une initiative cantonale visant à limiter à 10% du revenu d’un ménage le coût des primes. La piste a été abandonnée à ce stade. « Ca coûterait trop cher, ce n’est donc pas réaliste. Le PSJ va suivre le PS Suisse, qui va prochainement lancer une initiative identique à l’échelle nationale », explique Loïc Dobler.

 

Nouveau débat sur une caisse publique cantonale ?

Du côté de CS-POP, la pilule passe mal. « Chaque année on se plaint, mais rien ne bouge au niveau national. Le poids sur le niveau de vie des gens est énorme, surtout que les salaires n’augmentent pas depuis plusieurs années », note le co-président Pierluigi Fedele, qui souhaite que les partis au pouvoir en Suisse prennent le taureau par les cornes pour réagir. « Dans le Jura, je pense qu’il serait bien de relancer le débat d’une caisse publique cantonale », dit encore Pierluigi Fedele.

 

Les Verts jurassiens sont sur la même longueur d’onde. « Une caisse publique cantonale serait plus efficace que des caisses privées. Il faut travailler en ce sens », déclare le député Ivan Godat. « Je ne suis pas étonné de cette hausse, mais c’est préoccupant. Notez que les seules années où nous n’avons pas connu d’augmentation, c’est lorsque des initiatives sur la création d’une caisse unique étaient lancées ! On pourrait remettre ça », dit encore Ivan Godat. /rch

L'avis de la population et du directeur de l'HJU


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