La société de tir des Franches-Montagnes réduite au silence

La société de tir des Franches-Montagne n’a pas son mot à dire dans le dossier du stand de ...
La société de tir des Franches-Montagnes réduite au silence

Les tireurs francs-montagnards n’ont pas à intervenir dans le dossier du stand de tir des Breuleux. C’est ce que vient de juger le Tribunal Fédéral

tir sportif photo: archives

La société de tir des Franches-Montagne n’a pas son mot à dire dans le dossier du stand de tir des Breuleux. C’est le verdict du Tribunal Fédéral, qui rejette ainsi le recours déposé en début d’année par la société Tir Sportif Franches Montagnes. Ce-dernier portait sur une décision rendue par la Cour Administrative cantonale. Elle avait rejeté la demande d’appel des tireurs dans le dossier du stand de tir des Breuleux.

Dans son arrêt, le Tribunal Fédéral estime que la promotion du tir sportif est le but statutaire du TSFM. Cela ne mentionne pas que la pratique du tir ait lieu au stand des Breuleux. Il existe d’autres stands aux Franches-Montagnes pour promouvoir ce sport, selon la justice. Ainsi, les intérêts de la société de tir ne sont pas touchés.

 

Une décision satisfaisante pour le syndicat

Le maire des Breuleux, Renaud Baume, fait partie du Syndicat des Biens propriétés communes des Franches-Montagnes, qui détient aujourd’hui le stand. Il ne souhaitait pas s’exprimer en interview à propos de cette décision. Il décrit une affaire sensible. Il juge toutefois la décision satisfaisante pour le syndicat. « Accepter que les tireurs entrent en cause, c’était leur donner un pouvoir plus fort que ce qu’ils ont réellement », a-t-il déclaré. Il a ajouté que si le stand doit fermer, les tireurs n’auront ainsi aucune prétention à faire valoir. Une porte de sortie pour le syndicat, qui espère toutefois que le stand puisse rouvrir un jour.

Le président de la société de tir, Damien Paratte, n’a pas souhaité s’exprimer.

Rappelons que le stand est fermé depuis plusieurs années suite à des plaintes et parce qu’il ne répond pas aux normes de sécurité. Le TSFM souhaite le racheter pour l’assainir et le rouvrir. Or, tant que le stand garde sa vocation régionale, le syndicat ne souhaite pas le vendre, afin d’éviter de payer pour toutes les dépenses qui y sont liées. \cto
 


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