Mesure institutionnelle prononcée à Moutier

Le Tribunal de Moutier prononce une mesure institutionnelle à l’encontre du prévenu qui comparaît ...
Mesure institutionnelle prononcée à Moutier

Une mesure insitutionnelle a été prononcée par le Tribunal de Moutier à l'encore du jeune schizophrène qui comparaissait depuis lundi. La prévention de tentative de meurtre n'a pas été retenue

Tribunal de Moutier Le Tribunal de Moutier a rendu son verdict mardi après-midi

Le Tribunal de Moutier prononce une mesure institutionnelle à l’encontre du prévenu qui comparaît depuis lundi devant la cour. La prévention de tentative de lésions corporelles grave a notamment été retenue contre le jeune homme proche de la trentaine. Ce dernier souffre de « schizophrénie indifférenciée de type continue ». Il était irresponsable lorsqu’il a attaqué un homme placé en institution à l’aide d’un pied de parasol en décembre dernier à Malleray. Le tribunal recommande à la Section de la probation et de l’exécution des sanctions pénales du canton de Berne de placer l’accusé en établissement fermé.

L’homme jugé cet après-midi présente un risque de fuite et de récidive élevé, selon la cour. Raison pour laquelle elle déconseille le placement dans un établissement psychiatrique ou d’exécution des mesures. Le jeune homme a déjà été hospitalisé dix-sept fois depuis 2008 et il lui est déjà arrivé de fuguer. Sa dangerosité est aussi estimée moyenne à élevée, d’autant plus que le prévenu, qui ne se considère pas malade, a tendance à arrêter sa médication lorsqu’il n’est plus suivi. Le placement en institution fermée garantirait donc une meilleure prise en charge, notamment sur le plan sécuritaire. Reste un problème de taille : les places disponibles pour ce type de mesures sont très rares, en particulier en Suisse romande. Le jeune homme restera donc en prison pour au moins trois mois, en attendant qu’une autre solution se présente.

Le tribunal indique par ailleurs que la mesure devra être réexaminée au  moins une fois par année, ou à la demande de l’accusé. « Il n’est pas question de le laisser à son sort pendant cinq ans », a assuré la présidente Agnès Schleppy.


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