80 réfugiés pour le programme d’occupation dans l’agriculture

Le bilan est positif pour la deuxième saison du programme «Occupation de réfugiés dans l’agriculture» ...
80 réfugiés pour le programme d’occupation dans l’agriculture

Le bilan est positif pour la 2ème saison du programme «Occupation de réfugiés dans l’agriculture». C’est ce que révèlent l’Association jurassienne d’accueil des migrants et la Chambre jurassienne d’agriculture

Un des réfugiés qui a pris part au programme d'occupation dans l'agriculture Un des réfugiés qui a pris part au programme d'occupation dans l'agriculture

Le bilan 2017 du programme  « Occupation de réfugiés dans l’agriculture » est satisfaisant. Celui-ci a débuté en mars, soit trois mois plutôt que lors de la saison précédente.
Ce programme, mené par l’Association jurassienne d’accueil des migrants (AJAM) et la Chambre jurassienne d’agriculture (CJA),  permet à des réfugiés d’aider des agriculteurs dans leurs travaux quotidiens. Les tâches se limitent à des activités non-lucratives, essentiellement l’arrachage ou la coupe de plantes indésirables. Les réfugiés partagent également des repas avec les familles paysannes qui les accueillent pendant la journée.

 

Difficultés de communication

29 exploitations ont participé au projet, mais seules seize d’entre elles ont répondu au sondage proposé par l’AJAM et la CJA.  Quant aux requérants d’asile, ils sont  80 à avoir pris part au programme.
Les résultats du sondage montrent une satisfaction de la part des tous les participants, aussi bien du côté des agriculteurs que des réfugiés. Pourtant, ils révèlent aussi un problème récurrent : la barrière de la langue. Des difficultés de communication persistent, même si les coordinateurs font attention à ce qu’au moins une personne par groupe se débrouille en français. L'anglais est également utilisé pour se faire comprendre.

 

Un programme 100% masculin

Dans les constats positifs que révèle ce sondage : pour 70% des familles paysannes interrogées, leur représentation des réfugiés et demandeurs d’asile a changé positivement depuis qu’elles participent au programme. De même, les réfugiés se sont dit heureux d’avoir pu prendre part à une activité. Mis à part trois heures de cours de français par semaine, ils n’ont quasiment rien le droit de faire.
Les requérants d’asile ont été plus nombreux à proposer leur force de travail qu’il n’y avait de place dans les exploitations. Le sondage précise d’ailleurs que peu d’agriculteurs francs-montagnards ont pris part au projet, et qu’aucune dame n’y a participé.

 

Quelques points à améliorer

Quant aux leçons à retenir de cette deuxième saison : l’AJAM et la CJA révèlent notamment que les tournus effectués sont très fréquents. Un agriculteur peut ainsi travailler avec des réfugiés différents chaque jours, et cela nuit aux efforts d’intégration et à la création de liens. De même, la question des transports est soulevée : les déplacements étaient jusqu’alors effectués par les familles paysannes, mais cela paralysait une bonne partie de la journée. La collaboration entre plusieurs exploitations ou le déplacement individuel des réfugiés par transports publics serait à envisager pour les prochaines éditions du programme.\comm+cto


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