« Le lynx, ça se mérite ». Ce sont les propos de Didier Pépin, naturaliste et photographe amateur. En compagnie de Guillaume François qui s’est intéressé au hibou Grand-Duc, il exposera ses clichés à Miécourt dès vendredi et jusqu’au 15 décembre. Les deux passionnés, venant du Jura français, ont été invités par la Fondation des amis du château de Miécourt.
Entre 2002 et 2015, Didier Pépin a réalisé de nombreuses traques afin d’immortaliser le félin des forêts jurassiennes, parfois guettant tous les jours de nouvelles traces dans la neige fraîche. Selon lui, il faut beaucoup de patience, d’abnégation et d’obstination pour aboutir à la première rencontre avec le lynx. Les premières sorties se sont soldées sur un échec jusqu’au jour où l’animal était en face de lui. Un mammifère peu farouche, malgré la croyance populaire. D’après Didier Pépin, c'est surtout un animal discret : « Il m’a vu bien plus souvent que je ne l’ai vu ». Alors que le renard ou le chevreuil va fuir à l’approche de promeneurs, le lynx va les observer sans bouger. De ce fait, il n’attire pas l’attention.
L’exposition « Les Maîtres de la nuit » est à découvrir au château de Miécourt dès vendredi et jusqu’au 15 décembre. Une conférence sera donnée par les deux photographes le 1er décembre à 20h au collège Stockmar à Porrentruy. Didier Pépin y racontera notamment sa première rencontre avec le félin. /ncp









