Le POP jurassien a 50 ans

Le Parti Ouvrier et Populaire jurassien souffle ses 50 bougies. Le mouvement politique de la ...
Le POP jurassien a 50 ans

Le Parti Ouvrier et Populaire du canton célèbre cette année son demi-siècle d’existence. Il marquera le coup samedi à Delémont

POP jurassien Le POP jurassien fête son cinquantième anniversaire en cette année 2017.

Le Parti Ouvrier et Populaire jurassien souffle ses 50 bougies. Le mouvement politique de la gauche alternative a été fondé le 25 novembre 1967. Pour marquer l’événement, le POP tiendra un stand ce samedi au marché de Delémont, entre 9h et 12h. Un apéritif dinatoire sera également servi aux sympathisants à 18h au local du parti, dans la capitale jurassienne.

 

Affilié au Parti suisse du travail pour conserver un lien national, le POP a donc vu le jour il y a 50 ans. Il a rassemblé des membres du PST et des transfuges du Parti socialiste, dans le but de défendre les ouvriers. « Un militant du POP est quelqu’un qui n’est pas satisfait du monde actuel, notamment de la société libérale où il y a des privilèges parfois exorbitants pour certains, tandis que d’autres sont un peu laissés de côté. Le Parti Ouvrier et Populaire remet en question cet ordre des choses et milite pour un autre type de société », explique Jean-Pierre Kohler, président du POP jurassien entre 2000 et 2002.

 

Reconquérir le monde ouvrier

Au niveau cantonal, le parti et Combat socialiste ont fusionné en 2013 pour devenir CS-POP. Le POP tient toutefois à conserver son entité pour rester une section du Parti suisse du travail à l’échelle nationale. « Dans le Jura, nous sommes proches des Verts, qui sont très à gauche. CS était un parti local, d’où notre regroupement », souligne Jean-Pierre Kohler. A ce jour, les popistes ont deux élus au Parlement jurassien avec Rémy Meury et Pierluigi Fedele.

 

Le Parti Ouvrier et Populaire veut aujourd’hui à nouveau séduire la classe ouvrière. « Au départ, le POP était en bonne partie ouvrier. Ce n’est plus tout à fait le cas maintenant. Certains partis de gauche misent aujourd’hui sur les classes moyennes, celles qui vont voter. Il y a du travail à faire pour reconquérir le monde ouvrier et les salariés qui ne sont pas dans le haut du panier. C’est le grand défi des prochains temps. Mais nos moyens sont limités, contrairement aux grands partis. C’est difficile de toucher tout le monde. Le message de la gauche alternative est forcément un peu plus compliqué à faire passer que celui de la droite simpliste », conclut Jean-Pierre Kohler. /rch


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