Les communes et les bourgeoisies jurassiennes sont généreuses en sapins de Noël. C'est la tradition : elles en mettent chaque année à disposition. Pourtant, les gardes forestiers qui en coupaient une centaine dans chaque commune il y a 10 ans, n'en coupent plus qu'entre 20 et 40 aujourd’hui. Et encore, ils ne sont pas faciles à trouver. Et pour cause : ils ne sont pas replantés.
La régénération naturelle
Pour des raisons économiques, les communes favorisent la régénération naturelle des forêts. La nature est bien faite, elle se régénère toute seule, certes, mais pas en sapins. En effet, dans les forêts jurassiennes calcaires, le hêtre prend le dessus sur les sapins. « Si on ne faisait pas de nettoyage, il y aurait 90% de hêtres dans nos forêts », constate Luc Rouech, garde forestier au triage forestier Val Terbi. Il y 15 ans, alors qu’il rencontrait de grandes difficultés à réunir la centaine de sapins qu’on lui demandait, il a décidé de planter des sapins de Nordmann à Vicques. Depuis, c'est là qu'il va les chercher pour Noël. /vco









