Le Gouvernement jurassien vote « non » à No Billag

No Billag : non à un appauvrissement du paysage médiatique et à la disparition de milliers ...
Le Gouvernement jurassien vote « non » à No Billag

Le texte, qui prône la suppression de la redevance radio et télévision, entraînerait le démantèlement du service public audiovisuel dans le pays et la disparition de la SSR et de nombreuses stations de radio et de télévision privées

No Billag : non à un appauvrissement du paysage médiatique et à la disparition de milliers d’emplois. Dans un communiqué publié jeudi matin, le Gouvernement jurassien invite les citoyens du canton à rejeter l’initiative « No Billag », soumise au peuple le 4 mars 2018. Le texte, qui prône la suppression de la redevance radio et télévision, entraînerait le démantèlement du service public audiovisuel dans le pays et la disparition de la SSR et de nombreuses stations de radio et de télévision, avec à la clé la perte de milliers d’emplois.  

L’exécutif souligne que la redevance radio et télévision permet aujourd’hui de financer une partie des programmes d’information de la SSR et des radios et télévisions privées. La SSR, qui diffuse dans les quatre langues nationales, et les diffuseurs privés remplissent ainsi un mandat de service public et contribuent à une information complète et diversifiée de la population et à la formation des opinions. L’acceptation de l’initiative entraînera la disparition de la SSR et de nombreux diffuseurs privés, les autres étant contraints de réduire drastiquement leurs programmes. Les TV régionales seraient condamnées à disparaître. L’information régionale et locale serait appauvrie ou supprimée.

 

Les médias régionaux concernés

Le communiqué stipule également que, dans le Jura, les diffuseurs privés de radio et de télévision tels que CanalAlpha et RFJ sont directement concernés par cette initiative, qui les priverait des moyens nécessaires à produire des programmes d’information de qualité. Plus d’une centaine d’emplois sont directement menacés dans la région, en particulier au sein des rédactions et des régies publicitaires, alors qu’on estime ce nombre à plus de 13'000 pour l’ensemble du pays. Les centres urbains à fort pouvoir économique auront sans doute la possibilité de maintenir une offre médiatique diversifiée, contrairement aux autres régions où cette offre se réduira.   

Très attaché à la diversité des médias, synonyme de pluralité des opinions, le Gouvernement soutient également un secteur économique pourvoyeur d’emplois qualifiés qui sont aujourd’hui menacés par cette initiative extrême. Il souhaite que la SSR et les diffuseurs privés, tout en respectant les principes d’économicité, disposent des moyens adéquats pour assurer une information du public à la fois diverse, complète et de qualité, dans l’intérêt de la démocratie et de la cohésion nationale. /comm+emu


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