Stéphane Garelli est contre l’initiative No Billag. L’ancien directeur du Forum économique mondial et président du conseil d’administration du journal Le Temps était à Delémont jeudi dernier sur l'invitation de la Banque Cantonale du Jura. Pour l'économiste, un pays avec plusieurs langues a besoin d’un système public. Il évoque aussi la défense des radios et TV privées qui ont besoin d'une part de redevance.
« On a mis le doigt sur quelque chose de réel qui est peut-être la toute-puissance du service public par rapport aux radios privées, mais malheureusement l'initiative est extrémiste et veut simplement abolir cela. Je crois que si on abolit tout on va se retrouver avec un véritable désert dans l’audiovisuel ».
Selon Stéphane Garelli, les jeunes sont tentés de voter oui parce que l’offre ne correspond pas toujours à leurs besoins. Mais pour l’enseignant à l’université de Lausanne et à l’IMD, un oui sorti des urnes engendrera la disparition de nombreux médias, une course à l’audimat pour ceux qui restent et une baisse générale de la qualité des programmes.
L'avis de Stéphane Garelli sur No Billag
Dans « Sorti(e) de boîte », Stéphane Garelli évoque également la situation et les perspectives économiques, la compétitivité de la Suisse à l’international, la digitalisation, la robotisation et l’avenir de la presse écrite. Un entretien que vous pouvez écouter jeudi à 18h30 et réécouter sur notre site internet. /cad









