« Ce budget peut être préoccupant hors contexte, en l’état, il est acceptable ». C’est ainsi que le conseiller communal en charge des finances, Etienne Dobler, a présenté ces prévisions pour l’année 2018. Visiblement acceptable, effectivement, aux yeux des élus, qui ont adopté à l’unanimité le déficit prévu à hauteur de 881'660 francs.
Des exigences envers le canton
Plusieurs facteurs influent ce budget déficitaire et ont été détaillés aux chefs de groupe lors d’une séance. Cette préparation explique certainement ce vote à l’unanimité et sans grande discussion. La fin de l’allocation de fusion, l’augmentation des charges liées et la diminution de la péréquation financière vont peser sur les finances, malgré des rentrées fiscales en augmentation.
Le représentant du groupe PCSI Jean-Luc Portmann relève toutefois « qu’heureusement, les comptes apportent de meilleures nouvelles que les budgets ». Les prévisions reflètent néanmoins la réalité, selon le PCSI. L’augmentation des charges liées est pointée du doigt, et le groupe estime qu’il est temps d’intervenir auprès du canton.
Côté PS, Patrick Ballaman souligne la prudence des chiffres. Mais les socialistes jugent que le transfert des charges du canton aux communes se poursuit et qu’à ce rythme, ce ne sera pas tenable. OPTIMA notamment, était censé avoir des effets neutres sur les communes, et ce n’est manifestement pas le cas, d’après le groupe.
Côté bourgeois, sans sourciller
Les budgets bourgeois de Bassecourt, Courfaivre, Glovelier et Soulce ont également été passés en revue. Ils n’ont pas suscité de question de la part des élus, qui les ont adoptés à l’unanimité.
Pas de discussion
Avant le traditionnel apéro de fin d’année, le Conseil général a encore accepté à l’unanimité la modification de l’arrêté sur la classification et l’échelle de traitement des salaires du personnel communal. Ce changement découle des nouvelles évaluations de l’AJC et consiste en la mise à jour du libellé de certaines fonctions, ainsi que l’ajout de deux autres. L’augmentation de la masse salariale qui en résulte est de 4'000 francs.
Enfin, les élus ont accepté que le groupe de travail, qui n’a pu achever ses travaux avant la fin de l’année, les poursuive début 2018. /ich









