A Saint-Ursanne, le patrimoine est prioritaire

Suite à une demande de l'Office fédéral de la culture, les trottoirs de la vieille ville devront ...
A Saint-Ursanne, le patrimoine est prioritaire

Les autorités communales souhaitaient profiter de la réfection de la vieille ville pour améliorer l’accès aux personnes à mobilité réduite. Mais l’Office fédéral de la culture a demandé des modifications du plan spécial «vieille ville» afin de préserver le cachet historique de la cité ursinienne.

Vieille ville de Saint-Ursanne L'Office fédéral de la culture a demandé à ce que les trottoirs de la vieille ville soient conservés comme ici à la rue du 23 juin.

Les pavés de Saint-Ursanne n’iront pas de façade en façade. C’est ce que les autorités communales ont annoncé lors de la dernière assemblée de Clos du Doubs. Les travaux de réfection de la vieille ville prévoyaient initialement que certaines bordures soient abaissées ou détruites afin de favoriser l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Mais l’Office fédéral de la Culture (OFC) en a décidé autrement. Suite à une expertise menée ce printemps, l’OFC a demandé à ce que des modifications soient apportées au plan spécial « vieille ville » sous peine d’une réduction des subventions. Deux rues sont concernées par ces changements ; les trottoirs de la rue du 23 juin seront restaurés au lieu d’être détruits. Tandis qu’à la rue de la Tour, les seuils des portes d’entrée seront conservés. Le responsable des expertises de l’OFC Benoît Dubosson a déclaré que dans le cas de Saint-Ursanne, les caractéristiques historiques sont prioritaires. « Le projet a notamment pour objectif de rendre l’espace public aux habitants et visiteurs par la transformation des voies de circulation automobiles en zone de rencontre. Une telle zone accorde la priorité aux piétons et limite la vitesse de circulation à 20km/h. Ceci permet de répondre aux questions de sécurité et de mobilité tout en respectant les exigences patrimoniales. »

Une décision qu’Albert Piquerez, le maire de Clos du Doubs, regrette mais comprend. « Notre volonté était de profiter de ces travaux pour améliorer certains accès. Mais je peux comprendre que dans une ville comme Saint-Ursanne, les enjeux patrimoniaux priment. » La nouvelle version du plan spécial « vieille ville » est actuellement en consultation.

 

Ce qui a déjà été fait ne changera pas

D’entente avec l’OFC et le canton du Jura, les travaux déjà réalisés ne seront pas impactés par ces modifications. « Nous avons eu un dialogue constructif, explique Albert Piquerez. Les aménagements qui ont déjà été réalisés ne devront pas être modifiés,  par exemple le perron de l’Office du tourisme.»

Aucun chiffre n’a encore été avancé, mais ces modifications pourraient faire gonfler la facture des travaux. Si tel était le cas, « l’office Cantonal et Fédéral de la culture ont déjà averti la commune qu’ils prendraient en compte les éventuels coûts » précise encore Albert Piquerez. /tna


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