Bernhard Pulver veut aller de l’avant. Le Conseiller d’Etat bernois a rencontré les médias mardi matin à Berne pour la traditionnelle conférence de presse du président du gouvernement. Il a notamment profité de l’occasion pour évoquer le règlement de la Question jurassienne dans les urnes l’année dernière.
Eviter les tensions inutiles
Bernhard Pulver rappelle que le Conseil-exécutif « regrette vivement qu’une faible majorité de la population de Moutier ait décidé de rejoindre le canton du Jura le 18 juin dernier, tout en se félicitant que le reste du Jura bernois se sente bien dans le canton de Berne ». Le Conseiller d’Etat souhaite toutefois que les recours soient rapidement traités afin que le transfert de la commune puisse se faire le plus vite possible. Bernhard Pulver en profite aussi pour lancer un appel au calme : « il faut que tous les partenaires baissent la tension, ça ne vaut pas la peine. Nous devons juste attendre que la justice rende sa décision. Que ça dure un ou deux mois de plus, est-ce que c’est vraiment important du moment que le problème est réglé de manière paisible ? ». Le président du gouvernement ajoute qu’il ne faut pas toujours penser « que les autres veulent tricher et que le canton de Berne veut traîner. Il faut garder son sang-froid et travailler comme il se doit ».
Une opportunité pour les francophones
Bernhard Pulver ajoute que le règlement de la Question jurassienne est une opportunité de développer et de renforcer la partie francophone du canton de Berne : « nous avons une vision commune pour le Jura bernois et l’ensemble du canton pour développer le bilinguisme et en tirer profit. C’est une belle vision, loin du repli régionaliste, pour moi c’est presque une vision européenne ».
Des défis pour le canton
Sur un plan plus général, Bernhard Pulver indique encore que le Conseil-exécutif devra relever d’importants défis au cours des prochaines années. Le principal sera de « renforcer le canton aux plans économique, sociétal et écologique ». Pour ce faire, de nouveaux axes de développement devront être élaborés, et des objectifs communs à tous les partis devront être fixés.
Oui au tram, non aux initatives sur les plans d'études et « No Billag »
En conclusion, Bernhard Pulver a encore évoqué les votations du 4 mars prochain. Sur le plan cantonal, le Conseil-exécutif soutient le projet de ligne de Tram Berne – Ostermundingen mais s’oppose à l’initiative « Pour un débat démocratique – Votons sur les plans d’études ! », estimant que les contenus des enseignements ne doivent pas devenir l’enjeu de conflits politiques. Au niveau fédéral, le gouvernement « dit clairement non à l’initiative populaire « No Billag », la SSR faisant partie du ciment de la Suisse », selon Bernhard Pulver. Il ajoute que l'existence du pays « repose sur le fait que les différentes parties du pays collaborent de manière solidaire, grâce aussi aux châines de télévisions et aux stations de radio diffusées dans les langues minoritaires », et que « de nombreux médias audiovisuels privés seraient également menacées si l'initiative était acceptée ». /ast








