Un doctorant de l’université de Neuchâtel a découvert une guêpe prédatrice naturelle de la drosophile à ailes tachetées. De quoi donner de l’espoir aux producteurs de fruits
Une petite guêpe japonaise, pas plus longue que 2 millimètres, mais qui pourrait sauver les vergers de toute l’Europe. La découverte a été faite par le doctorant Pierre Girod – frais diplômé - au cours de sa thèse à l’université de Neuchâtel en collaboration avec le centre de recherche CABI de Delémont. La guêpe a la particularité de s’attaquer exclusivement aux larves de la drosophile à ailes tachetées, connue aussi sous son nom scientifique, drosophila suzukii. Un moyen 100% naturel pour venir à bout de ce terrible ravageur de fruits et qui donne des résultats « prometteurs » selon le ressortissant français de 26 ans.
Durant sa thèse et grâce à un financement fourni par le programme européen DROPSA, Pierre Girod s’est rendu en Chine et au Japon à la recherche du meilleur prédateur de la drosophile. Il a ensuite ramené différentes espèces en Suisse pour les étudier en laboratoire. C’est finalement une guêpe japonaise de Tokyo qui a été sélectionnée. Elle est de couleur noire et fait partie du genre Ganaspis.
Mais avant de lâcher ce prédateur japonais dans la nature, il faudra encore patienter de deux à trois ans. Des tests doivent être réalisés dans des serres, en dehors du laboratoire. L’office fédéral de l’environnement de la Confédération doit également donner son feu vert à cette opération. /jrg










