Deux jours d’intense activité pour les pompiers

Le calme revient doucement après la tempête… ou plutôt après les inondations qui ont eu lieu ...
Deux jours d’intense activité pour les pompiers

Le calme revient doucement après les inondations qui ont eu lieu à Saint-Ursanne et Goumois. Les équipes de sapeurs-pompiers du SIS Clos du Doubs et du SIS Franches Montagnes ont été fortement mobilisées ces deux derniers jours.

pompiers Les pompiers du SIS Clos du Doubs rangeaient leur matériel mercredi après-midi.

Les pompiers n’ont pas tout à fait fini d’avoir les pieds dans l’eau à Saint-Ursanne. Les sapeurs du SIS-Clos du Doubs étaient encore mobilisés cet après-midi, notamment pour nettoyer et remettre en ordre le matériel qui a servi à pomper l’eau du Doubs qui avait envahi la ville depuis lundi.
Pendant deux jours, c’était le branle-bas de combat au hangar, comme l’explique Jean-Baptiste Jeannerat, commandant au SIS-Clos du Doubs : « La première alarme a eu lieu dans l’après-midi de lundi, et ça a continué toute la nuit. Pour mobiliser les pompiers, ça passe par la centrale de la police. On a un effectif d’une soixantaine de personnes, tout le monde a été mobilisé… J’estime qu’environ 45 personnes sont venues sur les lieux. »

 

Un groupe WhatsApp pour s'organiser

Du côté des Franches-Montagnes, les premières alertes inondation ont été données vers 15 heures lundi. Chef de section au SISFM Centre, Lise Froidevaux explique qu’à Goumois, plusieurs bâtiments étaient inondés. L’eau était montée à environ 40 cm dans la rue, près des berges du Doubs. Il a alors fallu s’organiser en vitesse : « Un groupe WhatsApp a été créé, où chaque sapeur a pu donner ses disponibilités. On a remarqué que les gens qui travaillent en usine étaient plutôt disponibles la nuit, et les agriculteurs ou des indépendants par exemple, disponibles la journée. »

Si la situation revient gentiment à la normale ce soir, les pompiers restent toutefois vigilants. La pluie annoncée en fin de semaine pourrait entrainer de nouvelles crues, et donc d’autres inondations.

 

Difficile d'estimer le montant des dégâts

Difficile aujourd’hui encore d’estimer les dégâts dus à ces débordements du Doubs. Notre équipe a contacté l’ECA-Jura pour tenter d’estimer le nombre de bâtiments touchés à Saint-Ursanne. Son directeur, François-Xavier Boillat, affirme qu’il est pour l’heure impossible d’articuler un chiffre exact. Il a par ailleurs écumé ses dossiers, et a remarqué qu’une inondation, à peu près semblable à celle de ces deux derniers jours, avait eu lieu en 1990 à Saint-Ursanne déjà. Environ septante bâtiments avaient alors été abimés. Un peu plus de 500 000 francs avaient été alloués à la réparation des chauffages, aux travaux de peinture ou encore à l’assèchement des lieux. Pour François-Xavier Boillat, on peut s’attendre à ce que les chiffres soient plus ou moins similaires cette année. /amo+cto


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus