Le Gouvernement répond aux inquiétudes sur la géothermie

Les autorités jurassiennes répondent à une question écrite concernant un rapport sur la géothermie ...
Le Gouvernement répond aux inquiétudes sur la géothermie

Les autorités jurassiennes répondent à une question écrite concernant un rapport sur la géothermie profonde

Projet pilote de géothermie profonde à Haute-Sorne. Projet pilote de géothermie profonde à Haute-Sorne.

Le projet de géothermie profonde en Haute-Sorne serait sous contrôle s’il devait voir le jour. C’est en bref la réponse du Gouvernement jurassien à une question écrite sur le sujet. Christophe Terrier, député Verts et CS-POP, s’interrogeait sur l’intérêt que représentait pour le projet, un rapport du Service sismologique suisse (SED). Celui-ci traite de l’évolution de la sismicité provoquée par le forage de géothermie profonde à Bâle.

 

Bâle n'est pas Haute-Sorne

Jusqu’en 2007, un projet de géothermie profonde s’y est développé. En 2006, un séisme de 3,4 sur l’échelle de Richter a été ressenti dans cette région. Un tremblement de terre directement lié à l’exploitation du site bâlois. Le rapport du SED étudie la période qui a suivi la fermeture du site et les séquelles laissées par le projet.

Les conclusions sont claires : depuis la fermeture, plus aucune secousse n’a été ressentie par la population. Néanmoins, précise le Gouvernement, certaines en lien avec le site ont quand même été enregistrées, mais d’une magnitude très faible comme il y en a fréquemment sur le territoire helvétique.

Pour le Gouvernement, le choix de forer dans la région bâloise a été trop hâtif, puisque le terrain est beaucoup plus enclin aux aléas sismiques. De plus, les analyses de risque ont été trop tardives. Avec les différentes mesures prises par le SED, il est cependant légitime de conclure que le projet en Haute-Sorne, s’il se réalise, ne devrait pas provoquer de séquelle sismique conséquente après la fin de son exploitation.

 

Mesures de surveillance diverses

Quant aux mesures concrètes prises pour surveiller le projet, le gouvernement estime que toutes les précautions ont été prises. Il reconnaît, cependant, la nécessité de s’appuyer en cours de projet sur un groupe d’experts neutres. Celui-ci serait capable de renseigner l’exécutif sur l’évolution du risque sismique.

L’étude de risque prévoit de surveiller les lieux pendant et après l’exploitation. Une surveillance qui durera jusqu’à ce qu’un critère soit rempli : aucun séisme de magnitude supérieur à 1 pendant une année et sur un périmètre de 5 km autour du forage.

A noter que le Tribunal fédéral est encore appelé à se prononcer sur ce dossier. /rgi


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