Moutier maintient son budget

Les Prévôtois se prononceront en votation le 4 mars sur le budget 2018 de la ville. Ce scrutin ...
Moutier maintient son budget

Les Prévôtois se prononceront en votation le 4 mars sur le budget 2018 de la ville. Ce scrutin fait suite au référendum déposé contre la mouture acceptée par le Conseil de ville

Les autorités de Moutier gardent le cap en matière de budget Les autorités de Moutier gardent le cap en matière de budget

Moutier ne cède pas face aux référendaires. Les autorités municipales ont présenté leur budget 2018 lors d’une conférence de presse mercredi. Les Prévôtois se prononceront en votation le 4 mars, un scrutin qui fait suite au référendum déposé en décembre contre la mouture acceptée par le Conseil de ville.

Malgré les critiques relevées, l’exécutif a décidé de ne pas changer sa proposition. Les citoyens devront donc dire s’ils acceptent ou non ce budget qui table sur un déficit d’1,2 million de francs. « On est d’accord avec certains points du référendum, c’est clair que la situation financière de Moutier est délicate et qu’il faudrait arriver à un budget équilibré, mais pas à n’importe quel prix ! On ne coupera pas dans le vif en supprimant les prestations », a martelé le maire de Moutier Marcel Winistoerfer. « On estime que cette prévision est encore supportable, alors qu’un budget équilibré ne le serait pas ».

 

Une nouvelle tactique pour ralentir les démarches

Si Marcel Winistoerfer reconnait que des efforts doivent être faits en matière de finances, il estime que c’est surtout un objectif politique qui se cache derrière ce référendum. « Quand on voit que dans le comité référendaire, il y a les mêmes personnes que dans Moutier-Resiste, il y a de quoi se poser des questions. C’est une nouvelle manière de ralentir le processus de transfert dans le canton du Jura », confie Marcel Winistoerfer. Le budget 2018 comprend d’ailleurs une dépense de 130'000 francs pour les démarches liées au rattachement de Moutier au Jura.

 

Une attente lourde de conséquences

Sans budget, la commune doit pour l’heure se contenter des dépenses indispensables uniquement. Les investissements ont été gelés et les autorités ne peuvent plus accorder de subventions, hors contrats de prestation. Les clubs sportifs ou associations sont par exemple concernés. « Pour le moment c’est gérable, c’est le début de l’année et on arrive à faire avec. Mais c’est vrai que si ça devait trop se prolonger ça pourrait causer d’importants problèmes pour le fonctionnement de la commune », a expliqué Fabrice Zartemi, administrateur des finances.

En cas de non le 4 mars, les autorités devront élaborer un nouveau budget et les investissements resteront gelés le temps de la procédure. Si aucun budget n’est validé d’ici le 30 juin, c’est le Conseil-exécutif qui prendra le relai. /mdu


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