No Billag s’invite au débat de Forum Citoyens

Patrons de médias et partisans de la suppression de la redevance audiovisuelle ont débattu ...
No Billag s’invite au débat de Forum Citoyens

Patrons de médias et partisans de la suppression de la redevance audiovisuelle ont débattu ce mercredi soir à Porrentruy

L'initiative No Billag touche non seulement la SSR mais également les radios régionales. L'initiative No Billag touche non seulement la SSR mais également les radios régionales.

L’initiative No Billag s’est invitée mercredi soir au rendez-vous « Forum citoyens » à Porrentruy. Devant une (petite) assemblée d’environ 25 personnes, cinq personnalités ont débattu de leur vision de l’initiative qui propose de supprimer la redevance audiovisuelle. Nicolas Jutzet et Sonia Barbosa dans le camp du oui, Jean-François Roth, président de la RTS, Jérôme Steulet le directeur des médias du groupe régional BNJ et enfin François Schaller, journaliste indépendant. Ce sont deux conceptions différentes de la liberté qui se sont entrechoquées.

 

« Qui va raconter notre histoire ? » Jean-François Roth, patron de la RTS

Les initiants entendent rendre aux citoyens leur liberté de choisir leurs programmes. Les patrons de médias défendent eux la liberté actuelle de pouvoir jouir d’un service public financé par la redevance. « Une question de vie ou de mort pour la SSR », annonce d’emblée Jean-François Roth. « Qui va raconter notre histoire si tout cela disparait ? Qui va expliquer aux citoyens les enjeux des votations chaque année ? », poursuit le patron de la RTS. Même argument pour les radios régionales qui voient leur travail de micro-proximité mis en péril.

 

Les Suisses prêt à payer pour choisir leurs programmes ?

Les Suisses sont attachés à leurs programmes comme le montre de récents sondages. Le camp du oui le reconnait et pense donc que le Suisse payera pour ses émissions qu’il aime si on lui laisse le choix. Une utopie selon le camp du non. En journaliste indépendant François Schaller a, lui, défendu une position intermédiaire : un audiovisuel public qui rentre dans les dépenses courantes de l’Etat et non sous forme de taxe pour les ménages.

 Mais ce qui reste c’est surtout l’opposition radicale entre deux visions de la consommation. « Les grands perdants de No Billag, c’est vous les téléspectateurs », a lancé Jean-François Roth… là où Nicolas Jutzet fait d’eux les grands gagnants en leur « rendant leur responsabilité » et un « droit de choisir ». /jpi


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