Les animaux s’habituent à l’autoroute

Les passages à faune de l'A16 construits en Ajoie sont empruntés par de nombreuses espèces ...
Les animaux s’habituent à l’autoroute

Les passages à faune construits en Ajoie sont empruntés par de nombreuses espèces animales

Passage à faune du Bois d'Estai Le passage à faune suppérieur du Bois d'Estai, à proximité de Courtedoux. (Photo: A16)

La faune jurassienne s’habitue à l’autoroute. C’est en substance ce que révèle une étude menée dernièrement en Ajoie. Suivant une obligation fédérale, trois passages à faune ont été construits entre Porrentruy et Boncourt. Ces voies d'accès destinées aux animaux passent par dessus ou par dessous l'autoroute. Ils permettent aux différentes populations de transiter à travers leur territoire, coupé en deux par le tracé de l'A16.

Les passages ont été observés entre 2014 et 2016, afin de mesurer l’impact de la transjuranne sur la vie animale. Les trois sites ajoulots se situent aux lieux-dits des Essapeux, au Mairat et au Bois d’Estai. 30'000 clichés ont été obtenus à l’aide de pièges photographiques. 7000 d'entre-eux ont pu être exploités. Ils ont permis au bureau Biotech de Delémont d’observer les déplacements des animaux et constater l’efficacité de ces structures. « Nous avons observé les déplacements d’espèces courantes de la région, explique le responsable de la compensation écologique de l’A16 Edouard Roth. Il y a surtout des chevreuils, des sangliers, le renard est fréquent aussi. On a observé également le blaireau, le lièvre, ou la fouine, mais aussi des animaux domestiques comme le chien ou le chat.» Un constat un peu plus regrettable, le passage humain, parfois en véhicules motorisés.

Ces clichés ont notamment permis de déterminer que les animaux utilisent bel et bien ces passages artificiels. Les sangliers semblent même s’y arrêter. La route ne semble pas les gêner. Par contre, certaines espèces sont réticentes à utiliser les passages souterrains. « Nous allons réaménager ces passages prochainement, afin d’encourager les animaux à les utiliser » précise encore Edouard Roth.

Selon les recommandations de l’Office fédéral des routes, une nouvelle étude sera menée dans une dizaine d’années. /tna


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