Les homards doivent être assommés avant d'être ébouillantés. C’est ce qu’exige depuis le premier mars la révision de la loi sur la protection des animaux. Cette nouvelle contrainte concerne toute personne amenée à cuisiner les homards. À l’annonce de la décision, certains n’ont pas hésité à s’insurger, à l’image du cuisinier étoilé de Sonceboz Jean-Marc Soldati. Pourtant, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires juge cette mesure incontournable aux vues des connaissances scientifiques actuelles. Vous trouverez ici davantage d’informations sur le site de la Confédération
Reste que les nouvelles prescriptions ne concernent pas uniquement la mise à mort de l’animal. Le transport et la détention de ces crustacés sont aussi soumis à de nouvelles règles : les homards ne peuvent plus être transportés directement sur de la glace ou dans de l’eau glacée, au risque de blessures. Ils doivent désormais être transportés dans des caisses réfrigérantes. De plus, ceux qu’on nomme aussi les « décapodes marcheurs » doivent être détenus obligatoirement dans l’eau, leur environnement naturel.
Concernant les sanctions, la loi prévoit des peines allant de l’amende à l’emprisonnement. La Confédération rappelle que c’est aux cantons d’assumer les contrôles. Le Service bernois des affaires vétérinaires déclare que le canton procedera à des contrôles uniquement en présence de suspicions, de dénonciations ou de requêtes. /eso









