Des pistes pour réguler la population de sangliers

Les chasseurs jurassiens étaient réunis en assemblée générale samedi.
Des pistes pour réguler la population de sangliers

Les chasseurs jurassiens étaient réunis en assemblée générale samedi, ils avaient invité un spécialiste français de la gestion des sangliers pour leur donner quelques conseils

 Les sangliers sont en augmentation depuis quelques années et ils provoquent toujours plus de dégâts aux cultures (photo : archives).

Comment réguler la population de sangliers dans la région ? La question taraude de nombreuses personnes concernées par les dégâts que font ces animaux, notamment les agriculteurs mais aussi les chasseurs qui en prélèvent toujours plus. Le nombre de sangliers tirés par année dans le canton du Jura est passé d’environ 80 en 1990 à plus de 400 aujourd’hui. La Fédération cantonale jurassienne des chasseurs a invité François Magnien, un spécialiste français de la question, à son assemblée générale samedi à Grandfontaine pour donner une conférence sur le sujet.

 

Prélever moins d’adultes

François Magnien a conseillé aux chasseurs jurassiens de conserver un système matriarcal au sein de la population de sangliers. L’idée est d’éviter de tirer trop d’adultes car ce sont eux qui guident les compagnies et les incitent à rester en forêt. « Il faut absolument axer nos tirs sur des bêtes de moins d’une année et laisser les meneurs, les grands adultes, vivre », explique le vice-président de la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs, Pierre-Alain Lachat. Tirer sur un adulte présente en effet le risque d’exploser une compagnie et de provoquer de petits groupements de sangliers qui causent davantage de dégâts dans la nature.

 

De la nourriture sur une ligne 

Concernant l’agrainage, soit la distribution de maïs dans la forêt, le spécialiste français recommande de ne pas utiliser de point fixe car cela permet aux animaux dominants de profiter du système. « Il faut procéder à du nourrissage linéaire, soit distribuer le maïs non pas en un seul point mais sur toute une ligne. Cela permet à davantage de sangliers d’en profiter », souligne Pierre-Alain Lachat. Des mesures qui leur évitent d’aller chercher de la nourriture dans les cultures.

Ces différents points seront discutés avec l’Office de l’environnement et la commission de la faune pour voir ce qu’il est possible de mettre en place afin de contrer cette hausse du nombre de sangliers. /alr  


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