Des écoles unies pour être plus fortes

Les communes du Bémont, des Enfers, de Montfaucon et de Saint-Brais vont voter lundi 26 mars ...
Des écoles unies pour être plus fortes

Les communes du Bémont, des Enfers, de Montfaucon et de Saint-Brais vont voter lundi 26 mars. Elles décideront si oui ou non, leurs écoles vont s’allier pour former le cercle scolaire des Franches-Montagnes Est

Tableau noir Photo: Illustration

Aller à l’école à pied et profiter d’un établissement scolaire à proximité de chez soi. Pour les communes du Bémont, des Enfers, de Montfaucon et de Saint-Brais, c’est encore une réalité. Mais il s’agira de voter, dans deux semaines, pour décider si oui ou non, les écoles de chacune de ces communes resteront sur pied, malgré un nombre d’élèves plus bas que le seuil légal.

 

Quatre écoles, un directeur

Le projet remonte à plusieurs mois : un test est déjà effectué au cercle scolaire Le Bémont-Les Enfers, où des classes à multi-degrés ont été créées, faute du nombre suffisant d’élèves en âge primaire. La création d’un cercle scolaire plus large viendrait pallier ce manque d’élèves : si le vote aboutit, chaque commune gardera sa propre école. Or, la gestion des quatre établissements scolaires sera entre les mains d’un directeur et d’une commission uniques.
Pour André Tschudi, maire du Bémont, le projet devrait logiquement voir le jour : « En s’alliant, on pourra mieux juguler les variations d’élèves. Chaque village devrait trouver un intérêt à ce vote. Il s’agit de s’unir pour être plus forts ensemble. »

 

Moins de kilomètres à parcourir

Selon André Tschudi, la plupart de ses concitoyens pense qu’il est important de garder une école dans chaque village, notamment en raison de la distance à parcourir pour aller à l’école : « Si l’élève peut aller en classe dans sa commune,  les kilomètres à faire sont plus faibles. C’est un avantage… car si le vote ne passe pas, les enfants devront aller dans la plus grosse école du secteur, c’est-à-dire à Saignelégier.»

Un scénario, qu’André Tschudi ne souhaite pas, mais qu’il n’exclut pas : « Si une ou deux communes refusent ce projet, nous devrons alors revoir les statuts. Le groupe de travail et les communes prendraient acte. Je pense qu’ensuite, nous nous remettrions au travail. Il s’agirait d’expliquer les choses positives, induites par ce plus grand cercle scolaire, pour tenter de convaincre tout le monde du bien-fondé de ce projet. »

 

Quatre assemblées le 26 mars

Pour le moment, rien n’est encore voté : une assemblée se tiendra dans chacune des communes concernées, le lundi 26 mars. Les débats seront ouverts et un vote aura lieu dans tous ces villages, quasi simultanément. /cto


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus