Haute-Sorne n’est pas apaisée

Les ressentiments ont refait surface pour la deuxième séance du Conseil général de Haute-Sorne ...
Haute-Sorne n’est pas apaisée

L’enquête sur la gestion de la commune et les dernières élections suscitent encore une tension bien palpable au sein du Conseil général

Commune de Haute-Sorne Commune de Haute-Sorne

Les ressentiments ont refait surface pour la deuxième séance du Conseil général de Haute-Sorne. Réunis mardi soir à Glovelier, les élus ont par leurs votes et leurs prises de parole montré les dissensions qui règnent dans leurs rangs. Les blessures ne sont visiblement pas refermées après l’enquête engagée par l’Etat sur le fonctionnement de la commune et la dernière campagne électorale.

 

Une élection sanction

Trois points à l’ordre du jour ont en particulier révélé ce climat de tension. L’élection à la commission de l’école primaire a d’abord cristallisé la discorde. Le législatif devait élire huit membres représentants des villages de la commune. La proposition du groupe Haute-Sorne Avenir de maintenir les quatre candidats sortants n’a pas été retenue. Et après vote à bulletin secret, tous les prétendants de la formation ont été écartés. Noël Pedreira, de Haute-Sorne Avenir, a réclamé à la tribune qu’un avis de droit soit demandé concernant la procédure d’élection, pour éclaircir le fait de savoir si la commission en question doit être représentative des forces politiques au sein de la commune.

 

Une réponse qui met de l’huile sur le feu

Autre point à avoir réveillé les dissensions, la réponse apportée aux questions écrites du groupe PS et du groupe PCSI+RC. Les deux formations avaient demandé en décembre dernier des précisions concernant l’enquête de l’Etat sur la gestion de la commune.

Le Conseil communal a adressé une réponse unique aux deux partis. Il indique ainsi que le coût en heures de travail que l’affaire a engendré pour la commune s’élève à environ 10'000 francs. L’exécutif estime aussi que le préjudice est considérable en termes d’images pour Haute-Sorne, que le climat est tendu au sein des autorités, que le personnel, bien qu’assurant toujours sa tâche avec professionnalisme, s’est senti visé par les accusations. Le Conseil communal précise aussi qu’à sa connaissance, la plainte pénale auprès du ministère public évoquée par Raoul Jaeggi n’a pas été déposée. Enfin, le législatif a décidé d’engager une enquête administrative pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Cette réponse satisfait Patrick Ballaman et Nicole Lachat, auteurs des deux questions écrites. Mais elle est jugée à charge et unilatérale par Haute-Sorne Avenir, qui estime qu’elle est clairement, bien que pas nommément, dirigée contre Nicole Eggenschwiler et Raoul Jaeggi, ainsi que contre le groupe. Ce qui ne fait qu’attiser les tensions, selon Noël Pedreira.

 

Réponse du berger à la bergère

À chacun sa lecture du rapport du contrôle des finances, a lancé Noël Pedreira à la tribune. Il en va visiblement de même sur le déroulement de cette séance. Du côté de Haute-Sorne Avenir, ses membres jugent avoir joué le jeu, notamment en votant pour des candidats d’autres groupes pour l’élection à la commission de l’école primaire. Et si la volonté d’apaisement n’est pas partagée, cela démontre que les dénonciations de certains agissements n’étaient pas sans fondement. En face, on considère qu’il n’y a rien d’étonnant à la défiance manifestée lors de cette séance à l’égard de Haute-Sorne Avenir. Impossible d’attendre autre chose après avoir semé le discrédit. /ich


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