Vers davantage de contrôles inopinés dans les fermes

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Vers davantage de contrôles inopinés dans les fermes

L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires souhaite augmenter le nombre de contrôles non-annoncés dans les exploitations agricoles. Cela répond notamment à une requête de longue date des organisations de défense des animaux

 Photo : archives

Les agriculteurs pourraient à l’avenir devoir faire face à davantage de contrôles non-annoncés. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires a annoncé mardi qu’il élaborait un nouveau système avec les cantons. L'OSAV souhaite faire passer la part des contrôles inopinés de 10 à 40%. Les nouvelles prescriptions devraient entrer en vigueur début 2020. Elles répondent à une requête de longue date des organisations de défense des animaux. L’objectif est, notamment, d’éviter ou de détecter plus efficacement les cas de cruauté envers les animaux, comme celui de Hefenhofen en Thurgovie qui avait beaucoup fait parler.

 

Travail des inspecteurs compliqué

Dans le Jura, Dominique Erard est responsable de l’AJAPI. L’Association jurassienne des agriculteurs pratiquant la production intégrée se charge des contrôles dans les fermes, sur mandat du Service de la consommation et des affaires vétérinaires. Selon lui, ces nouvelles dispositions sont susceptibles de compliquer le travail des inspecteurs. « Ce n’est pas toujours évident de trouver l’agriculteur juste au moment d’arriver sur son exploitation pour faire le contrôle. Pour les cas difficiles, c’est une solution à laquelle nous ne sommes pas opposés, car nous devons respecter ce que les ordonnances exigent », explique Dominique Erard. Contacté mercredi, le directeur d’Agri Jura, Michel Darbellay, estime qu’une augmentation à 40% est exagérée.

Dominique Erard souligne que lorsque des problèmes graves sont constatés, le fait de venir de manière inopinée ou dans l’heure qui suit ne change pas grand-chose. « Lors de problèmes graves, il faut un certain temps pour régler le problème. Les contrôleurs qui sont aussi des agriculteurs arrivent à voir si le problème dure depuis longtemps ou s’il est juste superficiel », précise le responsable de l’AJAPI.  

 

Quid dans le Jura ?

Au niveau des manquements graves constatés, le Jura est plutôt épargné. Dominique Erard indique que le canton ne compte pas beaucoup d’entreprises qui élèvent et qui engraissent des porcs. C’est généralement dans ce type de sociétés que des cas graves sont observés. « Pour ce qui est des bovins, les exploitations agricoles ont consenti d’énormes investissements pour se mettre aux normes et, dans la plupart des cas, les nouvelles installations répondent déjà aux critères de la protection des animaux », conclut Dominique Erard. /alr     


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