La manœuvre peut surprendre, mais de l’avis de certains, elle serait assez courante. Le principe est simple : on remplit les caisses pour payer les factures et on rembourse après peu de temps, dans les 3 à 6 mois selon le directeur ad intérim de l’HJU. Interrogé par notre confrère du Matin Dimanche, Thierry Charmillot estime que l’opération est banale. Il assure que le remboursement sera entièrement réalisé en juin. Certains de ses homologues ou chefs de la santé d’autres cantons voient derrière cet emprunt un problème de facturation ou même un procédé proche de la spéculation. Thierry Charmillot se défend dans les colonnes de l’hebdomadaire. Selon lui, la gestion de l’Hôpital du Jura est saine rigoureuse. Cet emprunt, explique-t-il, était rendu nécessaire notamment par l’entrée en vigueur du nouveau Tarmed qui a bloqué le processus de facturation.
L'HJU n'est pas un cas isolé
L’HJU ne serait le seul à avoir ce genre de pratique, d’après les propos du ministre des finances Charles Juillard relatés dans cet article. L’Etat du Jura aurait lui-même obtenu un prêt à taux négatif de plusieurs dizaines de millions de francs à la fin de l’année dernière pour assurer son fonctionnement. /ich









