Les chouettes hulottes reprennent du poil de la bête. Il y a une dizaine d’années, les mâles chanteurs avaient pratiquement disparu des forêts d’Ajoie, la faute notamment à une absence de vieux arbres et de cavité, où ce rapace fait son nid.
Face à ce constat inquiétant, des ornithologues passionnés ont installé quelque 124 nichoirs en collaboration avec le canton et les gardes forestiers.
Les premiers résultats sont prometteurs puisque trente nidifications ont abouti l’année dernière. Ce printemps est en revanche plus difficile pour la hulotte, la faute à l’absence de proies dont elle se nourrit. En 2018, les ornithologues n’ont bagué que deux poussins.
Vincent Jacquat a accompagné Michel Juillard, un des passionnés qui porte le projet:
Le canton espère qu’à l’avenir des zones d’habitats naturels pourront prendre le relais. C’est dans ce but qu’un programme favorisant la biodiversité a été mis en place. Au total, 500 hectares de réserve ont été désignés, ainsi que des arbres-habitats et des îlots de vieux bois. /vja









