Châtillon : des candidats ou la fusion ?

Les citoyens de Châtillon sont appelés aux urnes pour une élection pour la troisième fois en ...
Châtillon : des candidats ou la fusion ?

Les citoyens de Châtillon sont appelés aux urnes pour une élection pour la troisième fois en 8 mois, le maire s’étonne du manque de prétendants

Direction les urnes pour les citoyens de Châtillon, et ce pour la troisième fois en 8 mois. Direction les urnes pour les citoyens de Châtillon, et ce pour la troisième fois en 8 mois.

 

Les habitants de la commune vadaise de Châtillon ont pris un abonnement aux urnes. Le 10 juin prochain, ils vont vivre une troisième élection dans leur commune en huit mois. À la suite des communales d'octobre dernier, une élection complémentaire avait déjà dû être organisée en janvier 2018 après le refus de l’investiture par deux élus. Dernièrement, une conseillère communale a été nommée au poste de secrétaire pour pallier un départ. Les autorités ont donc mis sur pied une nouvelle élection complémentaire pour trouver un conseiller communal. Et ce sera, une fois de plus, une élection libre faute de candidat déclaré.

 

« Si ça continue, ça peut être la fusion »

 

Ce manque de prétendant étonne le maire de Châtillon car les conséquences peuvent être importantes pour les habitants de la commune. « SI c’est récurrent d’ici les prochaines élections 2022, le canton va nous demander de prendre des mesures. Ça peut être la fusion avec d’autres communes », lâche Silvio Mittempergher. La menace est censée faire réagir les citoyens car la population s’est déjà farouchement opposée à un projet de fusion pas plus tard que l’an dernier. Mais selon le maire, les opposants n’ont ensuite pas pris leur responsabilité pour s'investir dans la commune. « C’était en effet la surprise des dernières élections 2017. Deux tiers de la population ont refusé la fusion avec Courrendlin et les communes environnantes. Honnêtement, je pensais qu’il y aurait après cela suffisamment de candidats pour poursuivre », poursuit l’élu.

 

Même réduit, le Conseil communal s’en sort

 

Pour le moment, ce manque de candidats n’entrave pas (encore) le bon fonctionnement de la commune de 480 habitants. Le Conseil communal, qui tourne actuellement à quatre conseillers au lieu de cinq, parvient à suivre la cadence dans le traitement des dossiers. « Les périodes durant lesquelles il manque un conseiller, c’est du court terme, un mois ou un mois et demi. Donc on arrive à traiter les affaires courantes. Heureusement on est dans une période calme au niveau des finances (N.D.L.R., le dicastère qui était dévolu à la conseillère communale partante). Les gros dossiers ont, eux, déjà été lancés l’année passée, donc on s’en sort », détaille Silvio Mittempergher. Et ça ne plombe pas non plus les finances de la commune. L’élection de janvier a coûté 600 francs, la prochaine facture du 10 juin s’élève à 200 francs seulement car l’élection est cumulée aux votations fédérales et cantonales. Le maire a cette fois bon espoir de voir un élu accepter l’investiture. Dans le cas contraire, il faudrait organiser une quatrième élection… /jpi


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