L'accord avec le Mercosur inquiète

Dans une motion, le député Vert Ivan Godat demande au Gouvernement jurassien de faire part ...
L'accord avec le Mercosur inquiète

Dans une motion, le député Vert Ivan Godat demande au Gouvernement jurassien de faire part à la Confédération des inquiétudes des producteurs régionaux concernant l'accord de libre-échange qui doit être conclu avec les pays du Mercosur

Ivan Godat Ivan Godat

Les accords de libre-échange avec le Mercosur soulèvent des inquiétudes. Les agriculteurs jurassiens y voient une concurrence à laquelle il est difficile de faire face, selon Ivan Godat. Le député Vert demande dans une motion déposée lors de la dernière séance du Parlement que le Gouvernement jurassien se fasse le relai de ces craintes auprès de la Confédération.

 

 

Une production difficile à concurrencer

 

Une entrée facilitée pour les produits industriels Suisses en Amérique du Sud en échange de frais de douane réduits pour les produits agricoles du Mercosur sur le marché helvétique. C’est l’enjeu de ce traité de libre-échange. Et ce qui inquiète le député franc-montagnard c’est la concurrence déloyale qu'il pourrait créer. Dans son texte, il pointe du doigt la production à très bas coût des denrées sud-américaines. Bœuf, poulet, sucre ou maïs, ces « mastodontes de la production alimentaire industrialisée », ne doivent pas répondre aux mêmes normes que les producteurs suisses. Résultat : leurs coûts de production sont extrêmement bas. D’où cette question d'Ivan Godat : Comment feraient les paysans jurassiens qui produisent les mêmes denrées pour lutter face à ces produits qui entreront en Suisse sans taxe douanière ?  C’est pourquoi il demande au Gouvernement d’intervenir de manière déterminée auprès du Conseil fédéral afin de relayer ces inquiétudes.

 

 

Rassuré par sa visite officielle

 

Le ministre de l’économie Jacques Gerber s’est exprimé sur le sujet à l’heure des questions orales de la dernière séance du Parlement. Il s’est dit rassuré de sa mission économique dans les pays du Mercosur. Il a rappelé qu’il n’était pas question d’une ouverture totale du marché, mais d’une négociation sur les quantités. Des quantités qu’il juge absorbables par le marché suisse. /tna


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