Un parent violent devant le Tribunal pénal à Porrentruy

Une mère de famille comparait depuis mardi matin devant la Cour pénale de première instance ...
Un parent violent devant le Tribunal pénal à Porrentruy

Une mère de famille comparait depuis mardi matin devant le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy pour des violences qu'elle aurait commises sur ses enfants

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Une affaire chargée en émotions devant le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy. Une mère de famille comparait depuis mardi pour avoir commis des violences à l’encontre de ses trois enfants âgés entre 2 et 8 ans au moment des faits qui se sont produits dans la région en 2013. La jeune femme est accusée de lésions corporelles simples et de violation du devoir d’assistance ou d’éducation. Elle aurait malmené ses deux filles et son fils de manière verbale et physique à plusieurs reprises.

 

 

Des violences quotidiennes

 

« J’ai vu la peur dans leurs yeux. » Ce sont les mots de l’ex-mari de la prévenue. L’homme et père de l’un des trois enfants a porté plainte contre celle qui était sa femme au moment des faits. Il est allé voir la police après que les deux aînés se sont confiés à lui en 2013. Leur mère les aurait frappés et insultés quotidiennement.

La prévenue a été longuement interrogée par le président du Tribunal Pascal Chappuis. Si elle a reconnu avoir donné une gifle et tiré les cheveux de ses enfants, elle conteste fermement les avoir maltraités. Tout comme son avocate, elle a rappelé à plusieurs reprises le contexte difficile dans lequel se trouvait cette famille. La mère a répété qu’elle était épuisée au moment des faits à cause de son divorce. Elle ne s’explique pas comment ces choses se sont produites.

Des déclarations mises en cause par la partie plaignante et le Ministère public qui sont convaincus que les enfants ont subi des violences répétées. Ils estiment que la prévenue n’a pas pris conscience de la gravité de ses actes malgré les cinq années qui la séparent des faits. Selon eux,  la mère minimise ses gestes alors qu’elle a réellement mis en danger le développement de ses enfants. 

Le jugement sera rendu mercredi matin par le Tribunal pénal. Le Ministère public ainsi que la partie plaignante ont requis une peine privative de liberté ferme de 36 mois qui tient compte de la révocation d’un sursis encore pendant. La prévenue avait déjà été condamnée en 2008 pour avoir maltraité sa fille. De son côté, la défense a demandé à ce que la prévenue soit libérée de tous les chefs d’accusation. /tna


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