Une mère de famille condamnée pour violences

La mère de famille qui comparaissait depuis mardi à Porrentruy a été reconnue coupable de violences ...
Une mère de famille condamnée pour violences

La mère de famille qui comparaissait depuis mardi à Porrentruy a été reconnue coupable de violences physiques et verbales par la justice pénale

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Une mère de famille violente condamnée pour avoir maltraité ses trois enfants. Mercredi matin, le Tribunal pénal de Porrentruy a reconnu coupable une mère de violation du devoir d’assistance ou d’éducation et de lésions corporelles simples qualifiées. La femme a maltraité ses trois enfants verbalement et physiquement de manière répétée jusqu’en 2013. Elle écope d’une peine pécuniaire de 300 jours-amende à 10 francs et d'une amende additionnelle de 600 francs. 

 

Une ligne de défense peu convaincante

 

« L’enfer c’est les autres ». C’est sur cette citation de Jean-Paul Sartre que le président du Tribunal, Pascal Chappuis, a entamé la motivation de son jugement. En référence à la ligne de défense de la prévenue qui a toujours refusé d’admettre ses gestes et rejeté la faute sur les autres ou sur la situation dans laquelle elle se trouvait. Une défense qui n'a pas convaincu. Pour le juge, la culpabilité de la mère ne fait aucun doute. Les déclarations des enfants, principal élément du dossier, sont claires et respirent la sincérité. Les mots choisis pour exprimer leur souffrance, leurs gestes, mais aussi leurs pleurs ne laissent pas de place au doute, selon Pascal Chappuis. « La mère a installé un véritable climat de psycho-terreur à la maison. Les enfants avaient peur de se confier. L’une des filles accusait le chat, le chien ou même une peluche pour expliquer ses contusions », a argumenté Pascal Chappuis.

 

 

Un contexte familial éprouvant

 

Dans son jugement, le Tribunal tient compte du contexte difficile dans lequel se sont déroulés les faits. Il souligne également les carences intellectuelles de la mère, confirmées par un médecin, qui ne lui ont pas permis de prendre pleinement la mesure de ses gestes. Pour conclure, le juge a rappelé qu’aujourd’hui les enfants qui vivent chez leurs pères respectifs vont bien et qu’il était important de reconnaître leur statut de victimes, ainsi que la culpabilité de leur mère.

 

 

Pas de révocation du sursis

 

La mère de famille est condamnée à 300 jours-amende à 10 francs avec un sursis de 5 ans, ainsi qu’à une amende additionnelle de 600 francs. Elle devra également s’acquitter des frais judiciaires et des honoraires des avocats. Une somme qui se monte à 50'117 francs au total. Quant au sursis lié à précédente condamnation pour matraitance datant de 2008, il n’a pas été révoqué comme le demandait le Ministère public, les délais ayant été dépassés. /tna


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