Les poulains à l’honneur à Saignelégier

200 poulains ont été jugés de samedi à mardi à Saignelégier, par un jury du Syndicat chevalin ...
Les poulains à l’honneur à Saignelégier

200 poulains ont été jugés de samedi à mardi à Saignelégier, par un jury du Syndicat chevalin des Franches-Montagnes

Les poulains étaient présentés avec leur mère. Les poulains étaient présentés avec leur mère.

Les jeunes chevaux n’ont pas eu peur de la pluie. Ils étaient 59 à défiler mardi après-midi à Saignelégier, à l’occasion du championnat de poulains. Les concours ont lieu depuis samedi dans le chef-lieu franc-montagnard. Au départ ils étaient 200, mais mardi, seuls les meilleurs ont été présentés, au pas et au trot, aux côtés de leur mère. Jugés sur leur allure, leur conformation et leur type, ils devaient correspondre à certains critères prédéfinis pour espérer obtenir de bonnes notes : être ni trop lourd, ni trop léger, avoir un bon caractère et ne pas présenter de blessures. Si la plupart des poulains répondaient à ces données, certains montraient quelques faiblesses dues à la chaleur de ces dernières semaines, comme le révèle Didier Jeanbourquin, gérant du Syndicat chevalin des Franches Montagnes : « On voyait à leurs sabots qu’ils avaient souffert des températures trop élevées. Mais ça reste un bon cru, nous avons vu des poulains très prometteurs.»

 

Un poulain presque parfait

Les poulains les mieux notés peuvent espérer être élevés par la suite et poursuivre les concours. Après 3 ans, ils repasseront un test, qui déterminera leur appartenance à telle ou telle catégorie du Livre généalogique, c'est-à-dire la base de données de tous les chevaux Franches-Montagnes enregistrés en Suisse et à l'étranger.
C’est probablement le cas de Nino. Ce poulain appartient à Claude Boillat, éleveur à Muriaux. Il a remporté hier le premier prix dans la catégorie « jeunes poulains », avec de très bonnes notes. Selon lui, cela relève principalement de la chance : « Il faut une bonne jumenterie, bien choisir ses étalons… et avoir un poulain en bonne santé, qui ne se blesse pas et qui n’a pas de défaut. »

 

Evolution de l’image du Franches-Montagnes

Pas de défaut, ça veut aussi dire que le type du poulain doit être conforme à ce qu’on attend du Franches-Montagnes aujourd’hui. L’image de cette race a changé : d’un cheval de trait, il est peu à peu devenu un animal dédié au sport et au loisir. Il doit donc être plus élégant, plus léger.
L’élevage du Franches-Montagnes a donc lui aussi évolué, selon Claude Boillat : « Avant, on le vendait aux marchands ou aux paysans. Maintenant, on le vend à des passionnés d’équitation, qui recherchent un cheval calme, polyvalent. C’est une race qui a de l’avenir. » /cto


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