Le Syndicat des enseignants romands veut des états généraux sur l'informatique. Equipements, formation, plan d'étude, finalité: l'ampleur des problèmes nécessite une concertation forte, selon le SER qui a tenu une conférence de presse jeudi. « Par rapport à d'autres pays, la Suisse a du retard » sur l'enseignement de l'informatique, a reconnu Jean-Marc Haller, secrétaire général du SER devant la presse. Parfois les équipements sont disponibles, mais pas utilisés comme ils pourraient l'être.
Vaste consultation
A l'heure où beaucoup de politiques réclament un enseignement généralisé de l'informatique, de nombreuses questions sont encore sans réponse ou presque. Face à ces défis, le syndicat romand va lancer l'an prochain une vaste consultation de ses membres et au-delà. La simple définition de « l'informatique » fait problème: bureautique, programmation, robots, ou plus généralement MITIC (médias, informatique, technologies de l'information). Qu'est-ce qu'il faut prendre en compte et donc enseigner, et qui doit le faire ? Comment insérer les heures d'informatique dans le plan d'études ? Le SER souhaite que ces différentes questions soient débattues lors des états généraux.
Pas aux frais des familles
Sans oublier les problèmes d'équipements, souligne le syndicat. A la charge des communes ou des cantons? La Suisse n'a pas de systématique. De plus, certains veulent mettre à contribution les familles, ce que refuse absolument le Syndicat romand des enseignants. « Nous nous opposons à ce que le coût de l'informatique retombe sur les familles », a affirmé Samuel Rohrbach, président du syndicat. Plus globalement, les réflexions doivent porter aussi sur la transformation de certains outils de formation via l'informatique, notamment pour l'enseignement des langues. /ATS+ncp








