Le Jura est mauvais élève concernant les émoluments de l'Office des véhicules. Selon une analyse menée par Monsieur prix, les tarifs pratiqués par l’office jurassien de la circulation routière dépassent largement les coûts effectifs. Mais le canton n’est pas un cas isolé
Les émoluments de l'Office des véhicules sont trop chers dans le Jura. Dans une analyse publiée mardi, le surveillant des prix Stefan Meierhans distingue trois catégories: voitures neuves, d'occasion et leasing. Les émoluments incluent notamment les frais d'expertise du véhicule et d'immatriculation.
Pour ce qui est des deux premières catégories, les cantons du Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin et Grisons, sont les plus chers. A l'autre bout du spectre, on trouve les cantons de Fribourg, Soleure, Appenzell Rhodes-Intérieures et Zurich.
Le paysage est assez similaire pour la catégorie leasing. Là encore, Neuchâtel et le Jura font office de mauvais élèves à l’inverse de Fribourg, Lucerne ou Zurich par exemple.
Conséquence, selon M. Prix, il faut baisser les tarifs prioritairement dans certains cantons. Et c’est notamment le cas du Jura.
Dans son analyse publiée mardi, Stefan Meierhans rappelle qu’en Suisse, près de 9 voitures de tourismes sur 10 sont actuellement soumises à des émoluments trop élevés en matière de circulation. /ATS
La réaction de Karin Marti, cheffe de l'Office des véhicules du Jura
En juin dernier, le Parlement jurassien avait rejeté une motion qui demandait un nouveau mode de calcul pour un impôt raisonnable sur les véhicules. Le texte défendu par le député indépendant Raoul Jaeggi avait été balayé par 42 voix contre 13 et 3 abstentions. S’il n’était là pas question des émoluments de l’Office des véhicules pointés du doigt par M. Prix, difficile pour Raoul Jaeggi de ne pas faire un parallèle.









