Le Jura respire le bon air

Le canton du Jura ne connaît pas de problèmes majeurs de pollution de l’air mais la vigilance ...
Le Jura respire le bon air

Le canton du Jura ne connaît pas de problèmes majeurs de pollution de l’air mais la vigilance reste de mise, en particulier l’été et l’hiver

La station de mesure de la qualité de l'air à Delémont. La station de mesure de la qualité de l'air à Delémont.

Le canton du Jura nage dans le bon air. La qualité s’est améliorée lors des trente dernières années dans la région mais des problèmes saisonniers restent possibles. L’Office cantonal de l’environnement a fait le point sur la situation ce lundi. Le moment n’a pas été choisi au hasard : il correspond à la fin de l’été dont la période a été marquée par des hausses du taux d’ozone et avant la période hivernale qui se traduit par une recrudescence des particules fines. Le chef de l’Office cantonal jurassien de l’environnement, Patrice Eschmann, était l’invité du journal de 12h15 pour parler de cette question de la qualité de l’air. Il évoque tout d’abord le fait que les pics d’ozone enregistrés durant l’été dans le Jura ne sont pas inquiétants :

Ozone et particules fines dans le détail

Des pics d’ozone ont été enregistrés l’été dernier en raison de la canicule. La valeur limite de 120 microgrammes par mètre/cube a été dépassée sur 332 heures à Porrentruy entre le 1er mai et le 30 septembre, contre 267 heures en 2003. Le nombre a atteint 911 heures à Saignelégier. La situation s’est limitée à des dépassements de 247 heures à Delémont alors qu’il s’était fixé à 304 heures en 2003. Les pics d’ozone peuvent se traduire par une baisse de la capacité respiratoire ou encore des irritations des yeux, du nez et de la gorge. Il est alors conseillé de limiter les activités en plein air et d’utiliser les transports publics pour faire baisser le taux d’ozone.

Quant aux particules fines, l’hiver dernier n’a connu qu’un seul jour de dépassement de la valeur limite, soit en mars 2018 à Delémont.


Suppression d’une station de mesures et collaboration bâloise

Le Jura canton du dispose actuellement de quatre stations de mesures de la qualité de l’air, à Delémont, Porrentruy, Saignelégier et une structure mobile qui est déplacée une à deux fois par an. Les frais de fonctionnement se montent à 35'000 francs par année et par entité. L’antenne de Porrentruy sera supprimée à la fin de l’année car elle avait été mise en place, notamment pour surveiller la construction et la mise en service de l’A16. Les données enregistrées à Porrentruy sont, par ailleurs, redondantes avec celles de la station de Delémont. La décision de fermer la structure bruntrutaine a été prise suite à un audit externe réalisé en 2016. L’Ajoie ne sera pas oubliée pour autant puisque la station mobile va effectuer davantage de mesures dans cette région en particulier.

La politique de surveillance de l’air fait l’objet d’une collaboration entre le Jura et les deux cantons de Bâle depuis plusieurs années. Un accord signé en juin dernier a permis de formaliser ce partenariat qui permet, notamment, d’échanger des expériences et de contrôler la qualité de l’air. Une autre collaboration - au niveau de l’information - existe, par ailleurs, entre les cantons du nord-ouest de la Suisse.


A noter, enfin, que les données de la qualité de l’air dans le Jura sont accessibles via le site Internet qualité air Jura. /fco


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