Jusqu’à 24 mois de prison avec sursis pour les pyromanes bernois

La juge pénale a suivi à la lettre les réquisitions du Ministère public, les notions d’incendie ...
Jusqu’à 24 mois de prison avec sursis pour les pyromanes bernois

La juge pénale a suivi à la lettre les réquisitions du Ministère public, les notions d’incendie intentionnel et de mise en danger de la vie d’autrui ont été retenues

Les jeunes prévenus avaient notamment déversé de l'essence sur l'A16 avant d'y mettre le feu. Les jeunes prévenus avaient notamment déversé de l'essence sur l'A16 avant d'y mettre le feu.

Les quatre jeunes bernois jugés depuis mardi à Porrentruy pour incendie intentionnel ont écopé de 200 jours-amendes avec sursis jusqu’à 2 ans de prison, également assortis du sursis. La juge pénale a suivi à la lettre les réquisitions du Ministère public. Les prévenus, âgés de 18 à 20 ans au moment des faits, ont été reconnus coupables, en fonction de leur degré d’implication respectif, d'incendie intentionnel, d'entrave à la circulation qui implique la mise en danger de la vie des automobilistes et de dommages à la propriété. Ils avaient notamment allumé des feux à Vendlincourt, sur l'A16 et à Saignelégier lors de l’été 2016.


Un jugement sévère selon la défense

« On considère que le jugement est extrêmement sévère », a notamment confié Me Ponsart, l’un des avocats de la défense. La juge pénale a repris l’analyse de la procureure, retenant notamment les infractions graves d’incendie intentionnel et d’entrave à la circulation. Pour les faits commis à la cabane des Grisettes à Vendlincourt, « les flammes ont atteint le plafond et même dépassé la hauteur du toit, la cabane aurait pu prendre feu. Quand bien même cela n’a duré que quelques secondes, les prévenus n’en avaient plus la maîtrise », a précisé la juge Marjorie Noirat, la « perte de maîtrise » étant un élément constitutif de l’incendie.


« Les conséquences auraient pu être dramatiques »

Concernant les feux allumés sur l’autoroute A16 et la route principale de Saignelégier, la magistrate a également retenu la notion de mise en danger concrète de l’intégrité physique des automobilistes. « Certaines voitures n’ont pas pu s’arrêter face à cette barrière de feu et ont dû accélérer pour passer à travers. Les conséquences auraient pu être dramatiques, même s’il n’y a pas eu de blessés. Pour reprendre les mots de Madame la procureure, oui, on a frôlé la catastrophe », a justifié la juge pénale. Les prévenus devront également s’acquitter solidairement de près de 1’600 francs de dommages et intérêts pour les dégâts commis à Vendlincourt et sur l’A16. Une convention amiable a été rédigée avec le service des infrastructures du canton du Jura pour le remboursement des dégâts causés sur la route de Saignelégier. /jpi


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