Une année après, que reste-t-il du mouvement #Me too ? Né en octobre 2017, suite à l’affaire Harvey Weinstein, Me too, en français « moi aussi » dénonce le harcèlement et les violences sexuelles. Le mouvement a démarré sur les réseaux sociaux et s’est rapidement répandu à travers le monde. Il a permis à de nombreuses victimes de trouver le courage de témoigner d’une agression dont ils ou elles ont été victimes.
Plus globalement, le mouvement a permis de mettre en lumière les inégalités dont souffrent les femmes à travers le monde. Me too a aussi des répercussions en Suisse, comme l’explique Manon Schick, directrice générale d’Amnesty International Suisse :
Depuis l’émergence du mouvement, de nombreuses personnalités à travers le monde ont été condamnées suite à des dénonciations. D’autres sont sous le coup d’enquêtes. Le mouvement s’invite également sur la scène politique comme lors de l’élection mouvementée de Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis en début de semaine. Le candidat de Donald Trump était accusé d’agression sexuelle. Des faits prescrits qui dataient d’une trentaine d’années, qui n’ont pas empêché le juge d’accéder à la plus haute instance judiciaire du pays. L’analyse de Boris Vejdovsky, professeur à l’université de Lausanne et spécialiste de la culture américaine :









