Tentative de meurtre confirmée en deuxième instance

La Cour pénale du Tribunal cantonal à Porrentruy a confirmé le jugement de première instance ...
Tentative de meurtre confirmée en deuxième instance

La Cour pénale du Tribunal cantonal à Porrentruy a confirmé le jugement de première instance concernant une affaire de violences conjugales qui auraient pu causer la mort de la victime en juillet 2015

Le prévenu devra passer quatre ans derrière les barreaux. Le prévenu devra passer quatre ans derrière les barreaux.

 

Un homme a bel et bien tenté de tuer sa compagne en juillet 2015. La Cour pénale du Tribunal cantonal à Porrentruy s’est penchée sur cette agression qui a été commise dans la Vallée de Delémont. Un homme a essayé de tuer sa compagne en l’assénant de coups violents. En première instance, en janvier, le prévenu a été reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison ferme. Il a fait appel en niant l’ensemble des faits et a demandé l’acquittement. Le Ministère public réfutait également le premier jugement et a requis une condamnation de 66 mois de détention.

La Cour pénale a donc confirmé le jugement de première instance. L’homme a été reconnu coupable de tentative de meurtre. La séquestration a aussi été retenue. Toutefois la peine a été maintenue à quatre ans de prison ferme, puisque les juges ont estimé, conformément à la jurisprudence, que le handicap dont souffre le prévenu, sa surdité, rendrait sa détention d’autant plus pénible. La Cour pénale a également confirmé le montant de 10'000 francs alloué à la victime pour tort moral.

La Cour pénale n’a donc pas suivi la défense qui a tenté à plusieurs reprises de décrédibiliser la plaignante, arguant qu’elle aurait elle-même pu causer ses blessures. Le président Daniel Logos a indiqué que la Cour a forgé sa conviction sur les propos de la victime qui sont restés cohérents tout au long de la procédure. Elle n’a pas cherché à charger davantage son ancien compagnon. Quant au prévenu, il n’a pas apporté d’explication face aux différents éléments de preuve, notamment le sang de la plaignante retrouvé sur un couteau. Les SMS échangés avec sa maman le lendemain matin des faits concordent également avec la version de la victime. Même si les lésions ne présentaient pas un risque de mort certaine, c’est l’intention du prévenu qui est ici prépondérante. En abandonnant le corps de sa compagne dans la forêt, il imaginait que celle-ci gisait morte dans un talus. /ncp

 


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