Coupable de diffamation et d’injure sur Facebook

Un homme a été reconnu coupable mardi après-midi de diffamation et d’injure devant le Tribunal ...
Coupable de diffamation et d’injure sur Facebook

Un homme a été reconnu coupable mardi après-midi de diffamation et d’injure devant le Tribunal de première instance à Porrentruy, les propos ont été écrits sur le réseau social en décembre

Une audience mouvementée s'est déroulée mardi après-midi à Porrentruy. Une audience mouvementée s'est déroulée mardi après-midi à Porrentruy.

 

C’est une audience mouvementée qui s’est tenue mardi après-midi à Porrentruy devant le Tribunal de première instance. Le juge pénal Pascal Chappuis a dû se prononcer sur une affaire de diffamation et d’injure par le biais de Facebook. Les propos ont été écrits sur une dizaine de jours en décembre à l'encontre d’une personne, travaillant pour un service administratif de l’Etat. L’auteur a été reconnu coupable et a été condamné à 20 jours-amendes à 30 francs avec deux ans de sursis et devra également s'acquitter de 500 francs pour tort moral. Toutefois, le remboursement à la victime de ses séances chez un thérapeute n’a pas été accordé, puisque le traitement a débuté plusieurs mois après les faits.

 

 

Des propos virulents lors de la lecture du jugement

 

L’homme a traité la plaignante sur Facebook de personne corrompue, d’escroc, de connasse, de mante religieuse, et bien d’autres noms d’oiseau dépassant largement le cadre de sa profession. Dans sa défense, le prévenu a clamé la machination. Selon lui, quelqu’un a piraté son compte. Il a admis avoir « pété un plomb » avec des propos oraux lorsque la victime est intervenue à son domicile. Toutefois, il n’a pas écrit d’insulte à son sujet et a demandé qu’on lui accorde le bénéfice du doute. Le juge a toutefois repris la déposition faite quelques jours plus tard devant la police où l’homme regrette ses mots publiés sur Facebook. Les aveux ont été, selon le prévenu, extorqués par les forces de l’ordre. L’Ajoulot et un membre de sa famille présent à l’audience se sont montrés très virulents, invectivant même les parties en présence. Lors de la lecture du jugement, le magistrat Pascal Chappuis s’est fait traiter de personne « incorrecte ». Le prévenu a encore scandé que ce n’était pas fini, qu’il ne faisait confiance qu’au Tribunal fédéral. /ncp

 


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