Les tatoueurs ont le vent en poupe à Delémont

Trois salons de tatouage se partagent désormais la clientèle jurassienne. Cet art est à la ...
Les tatoueurs ont le vent en poupe à Delémont

Trois salons de tatouage se partagent désormais la clientèle delémontaine. Cet art est à la mode, et la demande ne cesse d'augmenter

Sam Pellaton (à gauche) et Jean-Marc Bassang (à droite) gèrent chacun un salon de tatouage à Delémont. Sam Pellaton (à gauche) et Jean-Marc Bassang (à droite) gèrent chacun un salon de tatouage à Delémont.

La mode du tatouage explose dans la capitale jurassienne. Un troisième salon a ouvert ses portes il y a quelques semaines en ville de Delémont. Les deux autres shops connaissent un succès grandissant. 


Concurrence saine 

Trois salons de tatouages à Delémont : ça peut paraître beaucoup. Pourtant, les gérants des deux plus grands shops de la ville ont trouvé un terrain d’entente : chacun a son style, chacun a sa clientèle, et la concurrence est saine.

D’ailleurs, il y a toujours eu plusieurs salons dans la capitale jurassienne. Et comme le note le gérant du salon 6Eyes Tattoo, Sam Pellaton, cela n’a jamais été problématique, la concurrence s'est toujours bien passée. Une troisième ouverture, survenue très récemment, crée toutefois une nouvelle concurrence. Les deux gérants ignorent encore quelles répercussions elle aura sur la fréquentation de leur propre salon.


Phénomène de mode

Ce qui est certain en revanche, c’est que la demande augmente dans la région. Mais comment l’expliquer ? Les deux tatoueurs y voient tout d’abord une démocratisation du tatouage : il n’est plus considéré comme marginal, mais intéresse tous les âges et toutes les catégories de population. Mais ils constatent aussi un phénomène de mode. Une contradiction, comme le dit Jean-Marc Bassang, gérant du salon West Side Tattoo : "la mode est ephémère, alors que le tatouage est fait pour durer toute la vie". Le tatoueur craint donc que ses clients en viennent à regretter leurs tatouages quand la mode passera.


Quel avenir ?

L’avenir est donc mal assuré pour la profession, surtout si de plus en plus de shops voient le jour. Une fois la mode passée, ils risquent de devoir fermer leurs portes. Mais comme le relève Jean-Marc Bassang, le milieu du tatouage est peut-être simplement en train d’évoluer. Les tatoueurs devront donc eux aussi s’adapter à la demande. /nbe


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