Quatre à cinq ans de prison ferme pour brigandage

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Quatre à cinq ans de prison ferme pour brigandage

Trois jeunes hommes ont été jugés coupables de brigandage et tentative de brigandage mardi, au tribunal à Porrentruy. Les faits remontent à décembre 2014, à Delémont

Les trois jeunes hommes qui comparaissaient depuis lundi pour avoir agressé des passants une nuit de décembre 2014 à Delémont ont été déclarés coupables de brigandage et de tentative de brigandage (photo : illustration) Les trois jeunes hommes qui comparaissaient depuis lundi pour avoir agressé des passants une nuit de décembre 2014 à Delémont ont été déclarés coupables de brigandage et de tentative de brigandage (photo : illustration)

Quatre ans, quatre ans et deux mois, puis cinq ans de prison ferme. Ce sont de lourdes peines qui ont été prononcées par la Cour mardi après-midi, au tribunal pénal à Porrentruy. Les trois jeunes hommes venus de Moutier comparaissaient depuis la veille pour avoir agressé des passants, une nuit de décembre 2014 à Delémont. Ils ont été déclarés coupables de brigandage et de tentative de brigandage.


Des agressions en pleine nuit, plusieurs victimes

« Quelle perfidie, quelle absence particulière de scrupules, une lâcheté extrême » : ce sont les mots forts prononcés par le juge Pascal Chappuis. En rendant le verdict du tribunal, il a insisté sur la gravité des faits : une violence froide, montée en puissance tout au long de cette virée nocturne. D’abord, les prévenus ont réclamé de l’argent, puis ont donné des coups, pris en chasse une victime, et ont fini par en frapper une autre sans même lui parler : les coups de poings et de pieds lui ont valu un séjour à l'hôpital et une incapacité de travail.

Les agresseurs ont agi de manière concertée, organisée, en pleine nuit et s’en sont pris à quatre personnes isolées. Autant de facteurs jugés aggravants par la Cour. Elle note également que chacun des prévenus a assumé un rôle décisif dans le déroulement des faits. Aucune des victimes n'a constaté que l'un des assaillants tentait de modérer les autres.


Récits incohérents et manque de coopération

Les juges ont également noté le manque de coopération des prévenus durant l’enquête : ils n’ont pas semblé une seule fois éprouver de remords, ont menti et rejeté la faute sur les autres. Mais « comment croire quelqu’un qui nie tout, y compris l’évidence ? », s’est interrogé le juge. D'autant que les propos des quatre prévenus, y compris un mineur déjà jugé dans le Jura bernois, forment un récit incohérent.

Les déclarations des victimes sont en revanche précises, constantes et concordantes, selon le Tribunal. Elles doivent être considérées comme conformes à la réalité. C'est donc la version des victimes, parfaitement crédible, qui fait foi et qui est considérée par les juges comme la version avérée.


Peines de quatre ans, augmentées pour délit de chauffard et possession d'arme

Les jeunes hommes sont ainsi condamnés à quatre ans de prison ferme. Peine augmentée d’un an pour l’un d’eux, en raison d’un délit de chauffard. Le troisième prévenu, qui n’a pas la nationalité suisse, écope de deux mois de plus pour possession illégale d’arme. Il a par ailleurs été immédiatement placé en détention pour éviter toute fuite du pays. Les prévenus devront également s'aquitter de frais judiciaires à hauteur de 20'000 francs environ. /nbe


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