Mon beau sapin, tu restes roi des forêts

Les forêts de l'arc jurassien ont souffert de la sécheresse. Les jeunes sapins utilisés à Noël ...
Mon beau sapin, tu restes roi des forêts

Les forêts de l'arc jurassien ont souffert de la sécheresse. Les jeunes sapins utilisés à Noël n'en ont pas souffert, contrairement aux conifères plus anciens

C'est dans cette zone de la forêt de Bassecourt qu'une centaine de jeunes sapins blancs sont prélevés chaque année. C'est dans cette zone de la forêt de Bassecourt qu'une centaine de jeunes sapins blancs sont prélevés chaque année.

L’été caniculaire n’empêchera pas les Jurassiens d’installer leur arbre de Noël. Sapins de Nordmann, sapins blancs et épicéas, il y a l’embarras du choix. Les sapins de Nordmann, importés de l’étranger, sont les plus courants dans les commerces de la région : on les préfère souvent car ils sont plus fournis que les espèces autochtones. Les sapins blancs et épicéas viennent eux des forêts de la région, touchées par la sécheresse durant les derniers mois. Mais pas de quoi remettre en question la vente de sapins de Noël, selon le garde forestier Marcel Mahon. Il gère les forêts de Bassecourt, Courfaivre et Courtételle, et n’a pas constaté de problèmes chez les jeunes sapins, suffisamment forts pour résister aux perturbations du climat. Il faut toutefois fréquemment éclaircir les bois, pour que les conifères poussent mieux. De jeunes sapins blancs sont notamment prélevés dans les forêts de Bassecourt, à raison d’une centaine par année. Ils iront décorer les églises et écoles de la région.


Vieux sapins décimés

Pour les vieux sapins en revanche, la situation est plus délicate. A partir de 50 à 80 ans, ils sont moins résistants et les changements climatiques les affectent plus. Marcel Mahon nous explique les problèmes rencontrés cette année : 

Marcel Mahon :

De nombreux arbres attaqués par le bostryche cet été ont dû être abattus, notamment en raison d’un risque de propagation de l’insecte. Le bois a été vendu, mais le marché était saturé dans toute l’Europe. Marcel Mahon fait remarquer que le problème a eu tendance à se généraliser ces dernières années. « Nos peuplements de résineux ont fortement diminué », regrette le garde forestier. /nbe


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