La numérisation des données est en cours au Jurassica Museum de Porrentruy. L’accès aux données reste toutefois encore à développer. Inventorier et numériser est un processus qui prend du temps et qui se fait progressivement. En Suisse, où plus de 60 millions d'objets dans le domaine des sciences naturelles sont répertoriés, seul 17% de ce matériel est enregistré numériquement et donc vraiment accessible pour la recherche scientifique, selon un rapport publié jeudi par l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT). Olivier Maridet, conservateur au Jurassica Museum de Porrentruy et chercheur en paléontologie, nuance les résultats de l’étude. Selon lui, elle ne prend en compte que les cas où toutes les collections sont mises à disposition en ligne avec des photos et des descriptions des spécimens. Bien que beaucoup de musées n’atteignent pas cet objectif, ils possèdent en général un inventaire disponible sur demande, ce qui est le cas du Jurassica Museum. Cela conduit Olivier Maridet à dire que « derrière ce chiffre de 17%, la situation n’est pas si alarmante que ça ».
Au Jurassica Museum, environ 80% des collections sont inventoriées, également sous forme informatique. L’étape qui consiste à tout regrouper dans un même logiciel de gestion de données est en train d’être effectuée. Mais pourquoi numériser toutes ces données ? La numérisation est pratique pour tout le monde, notamment pour les chercheurs qui savent ainsi ce qui se trouve dans les musées. « Mettre à disposition en ligne permettra une meilleure visibilité, augmentera l’activité sur la collection du musée et la mise en valeur scientifique », ajoute Olivier Maridet. Il estime que le but de l’étude de la SCNAT est d’uniformiser les choses et de rééquilibrer les trois missions des musées, à savoir la diffusion, la conservation du patrimoine et la recherche. /ech









