Des parents pour garder vos enfants

Des mamans bénévoles qui gardent les enfants pour une halte-garderie (quasi) gratuite, c’est ...
Des parents pour garder vos enfants

Des mamans bénévoles qui gardent les enfants pour une halte-garderie (quasi) gratuite, c’est le concept choisi depuis 22 ans par « La Bande à Lulu » à Miécourt

Les mamans assurent environ quatre à cinq gardes par année. Les mamans assurent environ quatre à cinq gardes par année.

Seriez-vous prêt à confier vos enfants à d’autres parents qui ne sont pas professionnels de l’enfance ? Plusieurs ont franchi le pas. Dans le Jura, quelques haltes-garderies fonctionnent sur le principe du bénévolat des parents pour garder les enfants. « La Bande à Lulu » à Miécourt a opté pour ce concept il y a 22 ans. Située dans le hall de l'école, cette structure associative accueille des enfants de la commune de La Baroche tous les mercredis après-midi hors vacances. « Ici, ce sont les mamans qui assurent la surveillance. En plaçant leurs enfants, elles acceptent d’être de garde quatre ou cinq fois par année », explique Francine Petignat, la présidente de l’association.

Reportage chez « La Bande à Lulu »

En contrepartie, ce service est presque gratuit puisque les parents ne versent que 3 francs par après-midi. « C’est une petite contribution qui sert à renouveler le stock de jouets. Nous organisons aussi une vente de pâtisserie à la fin de l’année afin d’offrir une sortie aux mamans bénévoles pour les remercier », ajoute la présidente. Ce système repose surtout sur un lien fondamental de confiance. Mieux vaut en avoir pour confier ses enfants à d’autres parents. « Au début c’est vrai qu’on ne connaît pas trop les gens. J’avais quelques amis mais ça va, je n’avais pas trop peur. Et puis… ce sont des mamans ! Donc on fait confiance, on n’a jamais eu de gros soucis », témoigne Fabienne, une maman qui s’est engagée il y a quelques années et qui est aujourd’hui secrétaire de « La Bande à Lulu ». Selon le service de l’Action sociale, le concept ne pose pas de problèmes de légalité. En revanche, toutes les structures de ce type ne sont pas forcément déclarées auprès du canton ou de l’Autorité de Protection de l’Enfant et de l’Adulte (APEA), Il est donc difficile de les quantifier. /jpi

De plus en plus difficile de trouver des mamans bénévoles selon Francine Petignat


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