« Stop Roundup » tire à nouveau la sonnette d’alarme

L’association jurassienne adresse une lettre ouverte au Gouvernement, elle demande que tous ...
« Stop Roundup » tire à nouveau la sonnette d’alarme

L’association jurassienne adresse une lettre ouverte au Gouvernement, elle demande que tous les champs traités au glyphosate soient signalés par un panneau

Le glyphosate peut tuer ont voulu faire savoir les membres de l'association « Stop Roundup ». Le glyphosate peut tuer ont voulu faire savoir les membres de l'association « Stop Roundup ».

Le vote d’une motion, il y a un an jour pour jour, visant à interdire le glyphosate par le Parlement jurassien sonnait comme une petite victoire. C’est pourtant ce jeudi un « triste anniversaire » pour l'association jurassienne « Stop Roundup » qui estime que le dossier n’a pas bougé.

Le collectif a donc décidé de taper à nouveau du poing sur la table avec cette affiche : « Attention, épandage herbicide » sur laquelle on peut voir une marguerite ornée d’une tête de mort. C’est ce panneau que l’association aimerait voir planter devant les champs jurassiens passés au glyphosate. Elle en a fait la demande au Gouvernement par le biais d’une lettre ouverte transmise ce jeudi. Le collectif veut que les agriculteurs signalent les parcelles traitées. « Sur les chantiers, on doit mettre un panneau pour avertir qu’il peut y avoir un danger pour le public. Donc quand un champ est traité, il faudrait aussi mettre un panneau pour prévenir du danger », expose Raymond Gétaz, l’un des membres de l’association. « Stop Roundup » rappelle d’ailleurs que l’Organisation Mondiale de la Santé a elle-même déclaré le glyphosate « probablement cancérigène ».


La méthode proposée, elle, fait bondir une partie de monde de l'agriculture jurassienne. Pour le président d'AgriJura, Nicolas Pape, c’est une manière de criminaliser les agriculteurs :

La réaction du président d'AgriJura Nicolas Pape

Raymond Gétaz se défend de vouloir incriminer les agriculteurs

« Le principe de précaution n’est pas respecté »

L’association demande au Gouvernement des mesures immédiates assorties d’un ultimatum fixé au printemps prochain. Car depuis un an, aucune décision de la commission du Conseil des Etats en charge du dossier suite à la visite de la députée verte jurassienne Erica Hennequin il y a une semaine. Pas de réponse non plus du Gouvernement jurassien sur une demande d’aide à la transition écologique pour les agriculteurs qui utilisent encore ce fameux Roundup. « Ce qu’il s’est passé depuis un an ? Point d’interrogation ! », s’interroge une autre membre du collectif, Marie-Claire Comment. « On n’a pas l’impression qu’il s’est passé beaucoup de choses. On voit toujours des champs traités au Roundup dans le Jura. On reste inquiet pour la santé de la population car le principe de précaution n’est pas respecté. » L’an dernier le Gouvernement avait précisément expliqué que seule la Confédération était compétente quant à l’homologation des produits phytosanitaires. Une interdiction ferme de la commercialisation et utilisation de ces herbicides ne peut donc émaner que des chambres fédérales. Mais face à « l’urgence », certains membres de l’association « Stop Roundup » n’excluent pas d’aller planter eux-mêmes des pancartes devant les champs concernés. /jpi


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