Le Conseil de ville de Porrentruy dit non à une indemnisation supplémentaire

Le législatif bruntrutain a refusé jeudi soir une motion du groupe PS-Les Verts qui demandait ...
Le Conseil de ville de Porrentruy dit non à une indemnisation supplémentaire

Le législatif bruntrutain a refusé jeudi soir une motion du groupe PS-Les Verts qui demandait l’instauration de jetons de présence pour les séances préparatoires du Conseil de ville

Le Conseil de ville de Porrentruy ne veut pas d'indemnisation supplémentaire pour les séances de préparation. (Photo : archives) Le Conseil de ville de Porrentruy ne veut pas d'indemnisation supplémentaire pour les séances de préparation. (Photo : archives)

Les membres du Conseil de ville bruntrutain ne bénéficieront pas de rémunération supplémentaire pour leur engagement politique. C’est la décision prise jeudi soir par le législatif de la ville. Il a refusé à 21 voix contre 14 une motion du groupe PS-Les Verts qui demandait l’instauration de jetons de présence pour les séances de préparation au Conseil de ville. Seule la présence au Conseil de ville est indemnisée, à hauteur de 25 francs par élu, ce qui représente une somme totale de 9000 francs par année. 


Valoriser le travail des élus

Au moment de défendre la proposition du groupe PS-Les Verts, Baptiste Laville a précisé qu’il ne s’agissait pas de professionnaliser la fonction de Conseiller de ville, mais de la valoriser. « Les séances de préparation sont capitales, mais aussi fastidieuses et chronophages. Les jetons de présence représenteraient une rémunération de 2,5 francs de l’heure. L’intérêt n’est pas financier, mais cela pourrait aussi permettre de couvrir certains frais et peut-être d’amener des personnes de classes sociales plus modestes à s’investir en politique. »

Un argument que le maire de Porrentruy Gabriel Voirol a balayé. « Je n’ai jamais entendu quelqu’un me dire qu’il ne voulait pas s’investir en politique parce que ce n’était pas indemnisé. » Pour le maire, l’engagement politique au sien du Conseil de ville doit rester tel qu’il est, à la limite « entre indemnisations et bénévolat ». Un avis partagé par le groupe PDC-JDC qui estime que le salaire des élus doit rester symbolique, et que ces derniers travaillent par amour pour leur ville. Le PLR a également choisi de ne pas soutenir la motion. Le groupe estime qu’une telle initiative représenterait un risque pour les finances communales ainsi qu’un surplus de travail pour l’administration. De son côté, le groupe PCSI a soutenu la motion. Il estime qu’il est question d’une valorisation du travail, dépourvu d’intérêt financier et qu’il permettrait une clarification du cahier des charges des élus.


Extension du droit de superficie du SIDP

Le législatif bruntrutain s’est également prononcé sur l’extension du droit de superficie dont bénéficie le Syndicat intercommunal du district de Porrentruy (SIDP) concernant la patinoire. Il a accepté à une majorité évidente et un avis contraire de modifier et d’étendre l’actuel droit de superficie. En raison des travaux de rénovation et d’agrandissement de la patinoire à Porrentruy, la surface dont dispose le SIDP ne sera plus suffisante pour accueillir le deuxième champ de glace. La surface sera agrandie de 11'000 mètres carrés répartis entre le site du camping et du skate park. La valeur totale des deux parcelles représente 96'270 francs.

Ce nouveau droit de superficie est accordé pour une durée initiale de 50 ans dès le 1er février 2019. Il est concédé gratuitement par la municipalité, qui demande en échange au SIDP de « faciliter la reconstruction du camping et du skate park dans un autre endroit », ce qui pourrait se concrétiser par l’échange le dézonage de terrains appartenant au SIDP. Ces éléments seront inscrits dans l’acte notarié qui sera signé par la commune.

Les groupes PCSI et PLR ont soutenu la proposition du Conseil municipal. Ils ont souligné la suite logique de la décision populaire du 1er juillet 2018 concernant l’agrandissement et la rénovation de la patinoire. Un avis partagé par le groupe PDC-JDC qui a cependant émis une petite réserve, en jugeant les engagements demandés au SIDP pas assez clairs.

Baptiste Laville, qui s’est exprimé au nom des Verts s’est opposé au projet, estimant que ce qui était demandé au SIDP n’était pas contraignant. Il aurait également souhaité une participation financière symbolique du syndicat, plutôt que la gratuité. Il s’est aussi inquiété du contenu de l’acte notarié, qui n’est pas encore connu en détails.


Les locaux de Saint-Paul seront réinvestis

La séance de jeudi soir a été l’occasion pour le Conseil municipal de faire part d’une nouvelle réjouissante pour la Maison de l’enfance. Son bail actuel au sein des locaux de la HEP BEJUNE, situés à la rue du Banné, arrive à échéance au 31 juillet prochain. Mais une solution a été trouvée. « Un partenariat a été signé avec l’école Saint-Paul » a expliqué Eric Pineau, conseiller municipal en charge du dossier. Le bail a été signé pour une durée de deux ans. Les locaux de l’école Saint-Paul pourront accueillir les enfants dès le 5 août prochain, après avoir subi de « légers ajustements », selon Eric Pineau. /tna


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