Faut-il obliger les entreprises à étudier la mobilité de leurs employés ?

Le député des Verts Ivan Godat a déposé une motion au Parlement jurassien demandant que le ...
Faut-il obliger les entreprises à étudier la mobilité de leurs employés ?

Le député des Verts Ivan Godat a déposé une motion au Parlement jurassien demandant que le Gouvernement oblige les sociétés d’une certaine taille à établir un plan de mobilité. Le Chambre de commerce et d’industrie du Jura n’y est pas favorable

La motion demande que les plans de mobilité soient généralisés dans les entreprises (photo : archives). La motion demande que les plans de mobilité soient généralisés dans les entreprises (photo : archives).

Les entreprises doivent inciter davantage leurs employés à ne plus venir travailler seuls en voiture. Le député des Verts Ivan Godat a récemment déposé une motion au Parlement jurassien à ce sujet. L’élu du Bémont demande que le Gouvernement oblige les sociétés de plus de vingt employés à établir un plan de mobilité. Un tel outil consiste notamment à étudier comment une entreprise peut encourager ses employés à adopter d’autres comportements lors des déplacements pour venir au travail. 


L’incitation ne suffit plus 

Aujourd’hui, les sociétés sont seulement incitées à se doter d’un plan de mobilité. Pour Ivan Godat, l’urgence climatique nécessite d’aller plus loin et de rendre la démarche obligatoire comme l’a fait la ville de Delémont. « Ce n’est pas une contrainte extrême. Certaines entreprises le font déjà. L’idée n’est pas d’obliger tous les employés à utiliser les transports publics mais de pousser les entreprises à réfléchir à leur mobilité pour essayer de faire baisser un peu la part des émissions de la mobilité individuelle », explique Ivan Godat. 


Les entreprises opposées à une obligation 

De son côté, la Chambre de commerce et d’industrie du Jura n’est pas favorable à l’introduction d’une telle obligation pour les sociétés. Son directeur, Pierre-Alain Berret, considère que le plan de mobilité est un bon outil pour certaines entreprises, notamment celles bien desservies par les transports publics, mais pas pour toutes. « Nous privilégions l’adoption de tel plan sur une base volontaire plutôt que d’imposer des règles contraignantes à l’ensemble des entreprises sans tenir compte de leurs réels besoins », indique le directeur de la CCIJ. 

Pierre-Alain Berret estime, par ailleurs, que la limite fixée à vingt employés est trop arbitraire. Selon lui, ce critère ne permet pas de tenir compte des spécificités de chaque entreprise, notamment leur type d’activités ou encore leur localisation. /alr


 

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