Drame des Emibois : un an ferme et des jours-amende avec sursis pour les automobilistes

La Cour pénale a condamné deux prévenus à la suite du décès d’un Franc-Montagnard sur la route ...
Drame des Emibois : un an ferme et des jours-amende avec sursis pour les automobilistes

La Cour pénale à Porrentruy a condamné deux prévenus à la suite du décès d’un Franc-Montagnard sur la route en novembre 2016

Tribunal

Les deux automobilistes qui ont comparu devant la justice jurassienne à Porrentruy sont fixés sur leur sort. La Cour pénale a rendu son verdict mardi soir dans l’affaire du drame de la circulation routière dans lequel un jeune Franc-Montagnard de 21 ans a perdu la vie en novembre 2016 aux Emibois. Le premier prévenu, qui a fauché la victime sur un passage piétons, a écopé de 30 mois de prison, dont 1 an ferme et 18 mois avec sursis partiel pendant 4 ans. La juge Marjorie Noirat l’a reconnu coupable d’homicide par négligence. Le deuxième prévenu, qui suivait en voiture, a été condamné à 120 jours-amende à 100 francs avec sursis pendant 2 ans. L’homme a été reconnu coupable d’instigation à faux témoignages.

La justice n’a pas retenu l’accusation de meurtre par dol éventuel à l’encontre du premier prévenu. La juge a estimé qu’il ne s’attendait pas à créer le danger, expliquant qu’un conducteur sous-estime le danger et surestime ses capacités. Elle a également estimé que rien n’a prouvé que le prévenu et son ami s’adonnaient à une course-poursuite au moment de l’accident. Marjorie Noirat a donc retenu l’homicide par négligence, l’automobiliste auteur de la collision ayant violé son devoir de prudence en conduisant alors qu’il était en incapacité de le faire, sous l’emprise d’alcool et roulant à vitesse excessive.

Le deuxième prévenu, lui, a été libéré de l’accusation d’homicide par négligence, la justice estimant qu’on ne pouvait pas prouver qu’il participait à une course-poursuite avec le principal prévenu. La juge a retenu l’instigation à faux témoignage, l’homme tentant de diminuer les charges pesant contre lui. Il ne s’est notamment pas arrêté après la collision.

En prononçant le jugement, Marjorie Noirat a rappelé que le tribunal devait se forger des convictions intimes. Or, dans cette affaire, elle a évoqué des doutes et des hypothèses qui ont au final profité aux accusés. Des accusés dont l’attitude après les faits ont été qualifiés de choquante et indécente.

Au terme de l’audience, le Ministère public a immédiatement annoncé qu’il faisait appel. /rch


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