La campagne jurassienne contre la directive européenne sur les armes est lancée

L’association « Liberté & ouverture – Jura » ne veut pas de révision partielle de la loi sur ...
La campagne jurassienne contre la directive européenne sur les armes est lancée

L’association « Liberté & ouverture – Jura » ne veut pas de révision partielle de la loi sur les armes. Elle prétend que cette modification serait inutile, injuste et coûteuse

Le comité de « Liberté & ouverture – Jura » prend la pose. De gauche à droite : Marc Meier, Yannick Vernier, Elise Grélat, Hervé de Weck et Dany Contreras. Le comité de « Liberté & ouverture – Jura » prend la pose. De gauche à droite : Marc Meier, Yannick Vernier, Elise Grélat, Hervé de Weck et Dany Contreras.

Une association jurassienne ne veut pas d’une modification de la loi sur les armes. Les Suisses sont appelés à se prononcer le 19 mai sur une révision partielle du texte pour reprendre une directive de l’Union européenne. La modification est soutenue par le Conseil fédéral et les Chambres fédérales, afin d’améliorer la sécurité dans notre pays. Elle est par contre contestée par le comité de l’association apolitique « Liberté et ouverture – Jura » qui a convoqué la presse ce mercredi. 


L’aspect sécuritaire balayé

Le comité, qui réunit toutes les communautés jurassiennes d’intérêt du tir et des armes au sens large, estime que la sécurité ne serait pas accrue avec la modification de la loi. Selon ses membres, la révision contraindrait des policiers à contrôler des millions d’armes, ce qui les empêcherait d’évoluer sur le terrain. Par ailleurs, toujours selon l’association « Liberté & ouverture – Jura », les attentats de Nice ou Paris, par exemple, ont été perpétrés par des individus munis d’armes issues d’anciens arsenaux de pays de l’Est.

 

D’autres arguments

L’association avance encore des arguments institutionnels. D’après elle, il est impossible de contraindre quelqu’un à s’affilier à une association, ce qui serait obligatoire pour les tireurs sportifs qui souhaitent acquérir certains types d’armes. Toujours d’après « Liberté & ouverture – Jura », le passage de possession d’une arme en héritage pose problème. Le comité avance encore l’argument financier : d’après lui, les mesures administratives seront coûteuses. Enfin, il parle également de mesure illogique. Le soldat suisse est sûr pour servir son pays mais trop dangereux pour détenir une arme après 14 ans de service : il y a là un non-sens, d’après l’association.

 

La menace de sortie de Schengen-Dublin n’en est pas vraiment une

Si les partisans de la révision de la loi sur les armes craignent une exclusion de la Suisse de l’accord Schengen-Dublin, l’association emmenée par Marc Meier tempère. Selon elle, la directive sur les armes n’est pas un fondement de l’accord. Par ailleurs, la Suisse fournit des informations « de grande qualité » aux polices européennes, d’après Marc Meier. Selon lui, « l’Union européenne ne serait pas prête à perdre les avantages que la Suisse fournit dans différents domaines ». /mle


 

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