Porrentruy veut accroitre le pouvoir financier des élus

Les élus de Porrentruy veulent gagner en réactivité et en efficacité et pour ce faire, ils ...
Porrentruy veut accroitre le pouvoir financier des élus

Les élus de Porrentruy veulent gagner en réactivité et en efficacité et pour ce faire, ils augmenteront leurs compétences financières jusqu’à hauteur de 2 millions de francs, si le peuple valide en mai

Le Conseil de ville de Porrentruy ne verra pas son nombre d'élus diminuer comme certains partis l'auraient souhaité. Le Conseil de ville de Porrentruy ne verra pas son nombre d'élus diminuer comme certains partis l'auraient souhaité.

Les élus de Porrentruy veulent davantage de compétences financières. Le Conseil de ville a soutenu jeudi soir (35 voix contre 0 et 1 abstention) la révision du règlement d’organisation et d’administration de la commune (ROAC). Celle-ci prévoit de grosso modo tripler la liberté financière de l’exécutif et doubler celle du législatif. Des adaptations devenues « essentielles » pour la bonne marche de la commune, selon les élus. Le peuple bruntrutain se prononcera sur cette révision dans les urnes le 19 mai.

Dans les faits, le Conseil Municipal disposerait d’une compétence de 250'000 francs (75'000 actuellement) et le Conseil de ville pourrait voter des crédits jusqu’à hauteur de 2 millions de francs (1 million actuellement), avant que ces derniers soient obligatoirement soumis au corps électoral.

Les différents groupes politiques ont tous soutenu cette révision, jugeant qu’elle permettra un gain d’efficacité, de réactivité et une vision moderne de la gestion des dossiers. Précisons que les Verts auraient préféré que la compétence du législatif reste à un million.

Plus de vote avant 2 millions, n'est-ce pas trop ? La réponse du maire Gabriel Voirol

Toujours 41 conseillers de ville

L’un des points les plus discutés de cette révision du ROAC est le nombre d’élus au Conseil de ville. Depuis sa création en 1973, le législatif bruntrutain en compte 41. Certains partis (PCSI, PLR et UDC) ont profité de l’occasion pour plaider une diminution à 33. « Le débat politique n’est pas tributaire du nombre, mais de l’implication des élus » a défendu Pierre Parietti (PLR), appuyé par Thomas Schaffter (PCSI) pour qui « réduire le nombre de conseillers de ville ne signifie pas réduire la démocratie ». Une vision que le PDC n’a pas partagée. Parti le mieux représenté dans l’hémicycle, il a, par la voix de Charles Freléchoux, dénoncé « une mini-attaque contre la démocratie locale ». Au vote, le maintien de 41 conseillers de ville a été approuvé par 23 voix contre 16. /clo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus