« C’est la disparition d’un monument cher au cœur des Jurassiens »

Un violent incendie a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris lundi peu avant 19 heures. Mardi ...
« C’est la disparition d’un monument cher au cœur des Jurassiens »

Un violent incendie a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris lundi peu avant 19 heures. Mardi matin, c'est toute l'Europe qui se réveillait sous le choc

L'incendie s'est déclaré peu avant 19 heures lundi. L'incendie s'est déclaré peu avant 19 heures lundi.

Le monde a assisté avec effroi à l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le feu s’est déclaré peu avant 19h lundi soir et a détruit des siècles d’histoire. Si les flammes étaient maîtrisées mardi matin, elles ont laissé des traces. Le monument est défiguré mais ne s’est pas totalement effondré. La flèche qui surplombait l’édifice s’est en revanche écroulée. Les vitraux centenaires et une partie de la voute n’ont pas résisté non plus. /cto-rch-lbe

La cathédrale fait la une de nombreux médias, la revue de presse de Léandre Berret et Laurent Steulet :

Jean-Jacques Theurillat, vicaire épiscopal du Jura Pastoral, se dit attristé :

Cette tragédie a une forte portée symbolique, le commentaire de Raphaël Chalverat :

Paris tout d’abord. Le symbole Paris, ville de tous les superlatifs, défigurée ce matin. Paris a perdu un joyau d’histoire et d’architecture. Notre-Dame, c’est le patrimoine mondial de l’humanité. C’est l’édifice le plus visité en Europe : 13 millions de visiteurs chaque année, plus que la Tour Eiffel. C’est l’image de la capitale française. Notre-Dame a été construite en 1163. Elle a vu défiler d’innombrables événements historiques, comme le sacre de Napoléon 1er en 1804. C’est le monde qui a vu hier soir un peu de lui partir en fumée. Heureusement, des reliques comme la couronne d’épines du Christ ou la tunique de Saint-Louis ont pu être sauvés.

Autre symbole, la religion. Les catholiques sont en pleine Semaine Sainte. La Passion du Christ mort sur la Croix vendredi, sa Résurrection dimanche de Pâques. Comme la chute de Notre-Dame de Paris et la volonté immédiatement exprimée hier soir déjà de rebâtir la cathédrale. Une mort et une résurrection. Le lancement d’une souscription internationale a été annoncé. Et puis cet incendie survient dans une période de feu pour l’Eglise catholique, secouée par les scandales de pédophilie et d’abus sexuels, et la désertion de milliers de fidèles déçus. Des fidèles qui attendaient des actes de contrition forts qui ne sont pas toujours venus. L’incendie de Notre-Dame vient aussi nous rappeler ces fortes turbulences traversées par l’Eglise.

Enfin, il y a le symbole politique. Une France en feu à travers la crise des gilets jaunes. Une société qui a mal. Hier soir, le président Emmanuel Macron devait s’exprimer dans les journaux télévisés à 20h, dans un rendez-vous attendu par des millions de citoyens à l’issue du grand débat. Emmanuel Macron devait faire des annonces fortes pour calmer les esprits. L’incendie de Notre-Dame a coupé son élan. L’allocution a logiquement été reportée, comme pour mettre encore davantage les bâtons dans les roues du maître de l’Elysée. Dans les rédactions françaises, les journalistes et les analystes étaient sur le qui-vive, les adversaires politiques du président se préparaient à la riposte. Au lieu de cela, la tragédie qui s’est jouée hier à Paris a offert un pays une soirée d’unité nationale. Une soirée de solidarité entre politiques de tous bords et citoyens de toutes confessions. Comme si l’embrasement de Notre-Dame avait voulu remettre tout ce monde sur le chemin de la fraternité.


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